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Présidence du SPD : les militants ont fait leur choix

Les 426 000 adhérents du Parti social-démocrate (SPD)ont désigné Norbert Walter-Borjans et Saskia Esken pour prendre la tête de leur parti

Les 426 000 adhérents du Parti social-démocrate (SPD)ont désigné Norbert Walter-Borjans et Saskia Esken pour prendre la tête de leur parti, © dpa

02.12.2019 - Article

Les adhérents du Parti social-démocrate (SPD) ont voté à 53 % pour Norbert Walter-Borjans et Saskia Esken. Ce duo classé à la gauche du parti considère que la poursuite de la Grande coalition ne va pas de soi. Le congrès du SPD débattra en fin de semaine.

Les 426 000 adhérents du Parti social-démocrate (SPD) avaient la parole. Ils l’ont prise. Samedi, avec un taux de participation de 54 %, ils ont désigné des visages nouveaux pour prendre la tête du plus ancien parti d’Allemagne : Norbert Walter-Borjans et Saskia Esken. Le premier, âgé de 67 ans, a été ministre des Finances de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. La seconde, 58 ans, est une ancienne informaticienne, élue députée au Bundestag depuis 2013. Leur binôme a recueilli un peu plus de 53 % des voix, contre un peu plus de 45 % pour le ministre des Finances et vice-chancelier fédéral, Olaf Scholz, et l’ancienne députée du Brandebourg Clara Geywitz.

Quelle va être la position des présidents désignés au sujet de la Grande coalition ? C’est désormais la question. Saskia Esken a plaidé pendant la campagne pour que le SPD quitte l’alliance de gouvernement avec les Unions chrétiennes (CDU/CSU). Son partenaire est resté plus flou.

Au soir de leur désignation, ils ont demandé la renégociation de plusieurs points du contrat de coalition : ambitions pour le climat, justice sociale, investissements dans les infrastructures ou encore lutte contre les CDD et le contournement des conventions collectives. Au vu de la faiblesse des grands partis et de la montée des extrêmes, « je ne considère pas la Grande coalition comme la bonne combinaison à long terme », a déclaré M. Walter-Borjans. « Mais nous en faisons partie. Il nous faut maintenant décider sur cette base de ce qu’il convient de faire. »

Des débats clés attendus en fin de semaine

Un débat décisif aura lieu au congrès du parti, à Berlin, en fin de semaine. C’est également là que Norbert Walter-Borjans et Saskia Esken doivent être formellement élus.

En attendant, le bureau élargi du SPD examinera mardi une motion d’évaluation du bilan de la Grande coalition. Il y précisera ses desiderata et sa position concernant la poursuite du travail gouvernemental avec la CDU/CSU. Puis, la présidence du SPD rédigera, jeudi, des recommandations à destination du congrès, qui s’ouvrira vendredi.

La CDU n’a pas attendu pour réagir. « Nous voulons poursuivre la coalition sur la base sur laquelle elle a été négociée », a déclaré sa présidente, Annegret Kramp-Karrenbauer. Des lois climat à la sortie du charbon, le gouvernement a du pain sur la planche.

La chancelière Angela Merkel est ouverte à une discussion de principe avec les futurs co-présidents du SPD, a déclaré Steffen Seibert, le porte-parole du gouvernement. Mais « une renégociation du contrat de coalition n’est pas à l’ordre du jour ».

Enfin, les ministres sociaux-démocrates, plusieurs personnalités du SPD, la majorité du groupe parlementaire social-démocrate au Bundestag, ainsi que plusieurs chefs de gouvernements régionaux sociaux-démocrates ont mis en garde contre les conséquences qu’aurait une sortie de la coalition.

A.L.

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