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Invasion de criquets pèlerins en Afrique de l’Est : l’Allemagne soutient les mesures d’urgence

Le ministère fédéral des Affaires étrangères a mis à disposition deux millions d’euros pour faire face à cette invasion

Le ministère fédéral des Affaires étrangères a mis à disposition deux millions d’euros pour faire face à cette Invasion, © Patrick Ngugi/AP/dpa

07.02.2020 - Article

Au Kenya, les nuées de criquets pèlerins mettent en péril les récoltes et les pâturages.

La pire infestation de criquets qu’ait connue la Corne de l’Afrique depuis des décennies détruit actuellement les récoltes et les pâturages ; la famine menace toute la région. Pour remédier à cette crise acridienne, l’Allemagne a débloqué deux millions d’euros pour des mesures d’urgence.

La pire infestation depuis des décennies

Les nuages de criquets pèlerins couvent une zone de 2 400 km2
Les nuages de criquets pèlerins couvent une zone de 2 400 km2© Ben Curtis/AP/dpa

Après de longues phases de sécheresse et de pluies persistantes en Afrique de l’Est, des essaims de criquets du désert se répandent actuellement à une vitesse vertigineuse en Somalie, en Éthiopie, au Kenya, à Djibouti et en Érythrée. Le Soudan du Sud et l’Ouganda sont également menacés. Cela risque d’être la pire invasion acridienne des dernières décennies. La taille et le potentiel destructeur des essaims sont sans précédent. Au Kenya, les nuages d’insectes couvrent un territoire de quelque 2 400 kilomètres carrés – à peu près la surface de la Sarre – et parcourent jusqu’à 150 kilomètres par jour, détruisant sur leur passage les récoltes et les pâturages, et risquant ainsi d’affamer toute la région.

Risque de nouveaux essaims de plus grande ampleur

Les criquets pèlerins se trouvent actuellement en phase de reproduction. Les experts craignent donc de voir de nouveaux essaims nettement plus grands encore se former au mois d’avril. Une nouvelle propagation des insectes pourrait conduire à une famine énorme, à des déplacements de population et à des conflits autour des rares récoltes restées intactes. Déjà avant l’invasion, la famine menaçait environ 20 millions de personnes en raison des sécheresses et des inondations périodiques.

Deux millions d’euros pour la FAO

Les pays touchés ne peuvent pas faire face seuls à cette invasion, la communauté internationale doit leur venir en aide. Pour cette raison, le ministère fédéral des Affaires étrangères a alloué à court terme deux millions d’euros à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour des mesures d’urgence afin de gérer cette crise.

Globalement, la FAO compte sur des besoins de financement à hauteur de 70 millions de dollars. Cette somme devrait permettre d’intensifier les contrôles terrestres et aériens et de lancer des actions de protection et de garantie des moyens de subsistance de la population (p. ex. par des aides en espèces).

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