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L’avenir que nous voulons

Les Nations Unies à New York

Les Nations Unies à New York, © Florian Gaertner/photothek.net

18.09.2020 - Article

Cette fois, rien n’est pareil : le débat général de l’ONU constitue normalement l’occasion pour le monde politique et diplomatique de se rassembler chaque année à New York à la fin septembre.

Mais le 75e débat général va maintenant, eu égard à la pandémie de coronavirus, se dérouler en l’absence des chefs d’État et de gouvernement ou des ministres des Affaires étrangères. Ce sera un débat intégralement virtuel. C’est aussi par vidéo que M. Heiko Maas, ministre fédéral des Affaires étrangères, prononcera son discours le 29 septembre.

Résoudre ensemble les problèmes

Les thèmes centraux du débat général de cette année se font eux aussi l’écho de la pandémie. Sous la devise emblématique « L’avenir que nous voulons, l’ONU dont nous avons besoin », il s’agira notamment du rôle capital qui revient au multilatéralisme dans la lutte contre le COVID 19.

C’est dans ce sens que l’Allemagne va intervenir : la pandémie de coronavirus a mis en évidence aux yeux de tous que seul un effort conjoint est à même d’apporter une solution aux problèmes du XXIe siècle. Aussi l’Allemagne s’emploie-t-elle résolument à consolider de façon durable le système par lequel les États fixent ensemble les règles qu’ils entendent appliquer, c’est-à-dire le multilatéralisme. C’est ainsi que l’Allemagne invite les ministres des Affaires étrangères de l’Alliance pour le multilatéralisme à participer le 25 septembre à une conférence, avec pour thèmes concrets la santé, le climat, le numérique et l’égalité.

Yémen, Libye, désarmement

Outre cette manifestation, l’Allemagne a encore inscrit toute une série d’autres thèmes à l’ordre du jour de la semaine des Nations Unies.

C’est la maîtrise concrète de la crise du Yémen qui sera au centre de la rencontre virtuelle à laquelle le ministre fédéral des Affaires étrangères, M. Heiko Maas, invite pour le 17 septembre avec ses homologues de Grande-Bretagne, de Suède, du Koweït et des autres membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Pour soulager les souffrances des populations du Yémen, il s’agira d’amener toutes les parties en cause à souscrire à l’initiative de l’Envoyé spécial de l’ONU prévoyant un cessez-le-feu dans tout le pays, l’adoption de mesures de confiance et l’engagement de négociations.

Le 5 octobre, l’Allemagne organise avec les Nations Unies une rencontre virtuelle de poursuite des entretiens sur le conflit libyen. L’objectif est l’établissement d’un bilan des résultats obtenus depuis la conférence sur la Libye tenue en janvier 2020 à Berlin. En même temps, cette rencontre reprend le fil de la réunion du Conseil de sécurité du 8 juillet sous la présidence allemande.

Le thème du désarmement joue lui aussi un rôle essentiel : depuis des années, l’Allemagne plaide avec l’Australie, la Finlande, le Japon, le Canada et les Pays-Bas, au sein du Groupe des amis du « Traité d'interdiction complète des essais nucléaires », pour que ce traité entre en vigueur au plus tôt. Conclu en 1996, le traité a jusqu’ici été ratifié par 168 États, parmi lesquels l’Allemagne en 1998. Il n’est cependant pas entré en vigueur, n’ayant pas été ratifié par tous les États requis, notamment la Chine, les USA, l’Iran, l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord.

Le traité ne constitue pas simplement un élément essentiel de l’architecture multilatérale de non-prolifération des armes nucléaires que nous avons mise en place conjointement avec d’autres pays. Il montre aussi pourquoi il vaut la peine de continuer à œuvrer pour que les États coopèrent dans l’intérêt de l’ensemble de l’humanité, c’est-à-dire pourquoi le multilatéralisme et le travail des Nations Unies sont si importants.

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