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Election de Joe Biden : en Allemagne, l’espoir d’un nouveau départ

Joe Biden a été élu 46e président des Etats-Unis

Joe Biden a été élu 46e président des Etats-Unis, © picture alliance / abaca

10.11.2020 - Article

L’Allemagne a salué l’élection de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis. « L’amitié germano-américaine est un trésor », rappelle Angela Merkel.

Les dirigeants politiques et économiques allemands ont unanimement salué depuis samedi l’élection de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis. D’un bord à l’autre de l’échiquier politique dominent le soulagement et l’espoir d’un nouveau départ.

« Votre présidence soulève les espoirs d’innombrables personnes bien au-delà des frontières de votre pays, y compris en Allemagne », a écrit le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, à son futur homologue dans un télégramme de félicitations. « Vous symbolisez une Amérique qui connaît la valeur des alliances et des amis, de la fiabilité et de la confiance. Vous trouverez en l’Allemagne un partenaire solide. Travaillons ensemble avec nos voisins européens à renouveler le partenariat transatlantique. »

Partenariat transatlantique face aux défis du présent

La chancelière Angela Merkel a salué lundi l'élection de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis dans une déclaration
La chancelière Angela Merkel a salué lundi l'élection de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis dans une déclaration© picture alliance/Michael Kappeler/dpa-pool/dpa

« Je me réjouis de la coopération future avec le président Biden », a déclaré la chancelière Angela Merkel dès samedi. « Des décennies d’amitié unissent nos deux pays. Les États-Unis et l’Europe doivent relever ensemble les grands défis de notre époque. »

« L’amitié germano-américaine est un grand trésor », a-t-elle ajouté lundi dans un message vidéo. « Nous devrions y œuvrer et réunir sans cesse de nouvelles générations ».

Partenaires au sein de l’OTAN, animés de valeurs communes, l’Allemagne et les Etats-Unis sont appelés à rester unis face à la pandémie de coronavirus, au défi climatique avec toutes ses conséquences et au terrorisme, a-t-elle souligné. Berlin et Washington doivent aussi s’engager ensemble pour une économie ouverte et pour le libre-échange, « fondements de notre prospérité sur les deux rives de l’Atlantique ».

Angela Merkel a félicité Joe Biden, qu’elle connaît bien puisqu’il a été le vice-président de Barack Obama entre 2009 et 2017, mais aussi sa future vice-présidente, Kamala Harris. « En tant que première femme dans cette fonction et fille de parents issus de l’immigration, vous représentez pour beaucoup une inspiration, un exemple des possibilités qu’offre l’Amérique », a-t-elle déclaré.

Plusieurs ministres et responsables allemands ont exprimé leurs espoirs à l’aube de la présidence de Joe Biden. « Nous voulons investir dans notre coopération pour un nouveau départ transatlantique, pour un new deal », a déclaré le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas.

Fait plutôt rare, l’enthousiasme était partagé des libéraux à l’extrême-gauche. « Toutes les divergences d’opinion avec les Etats-Unis ne disparaîtront pas, mais la chance est là d’un nouveau départ dans la relation transatlantique. Nous, Européens, devrions la saisir », a déclaré le chef de file du parti libéral, Christian Lindner. C’est une « bonne nouvelle », a salué Katja Kipping, co-présidente de Die Linke. Mais elle se double d’une « nouvelle inquiétante », a-t-elle ajouté en soulignant que près de la moitié des suffrages s’étaient portés sur le président sortant.

Espoirs prudents dans les milieux économiques

Soulagement. Espoir. Opportunité d’un nouveau départ. Ces sentiments sont aussi partagés par les milieux économiques allemands. Automobile, industrie pharmaceutique, etc. : les Etats-Unis pèsent lourd dans l’escarcelle des exportateurs. Aussi le patronat allemand espère-t-il que le nouveau président américain lui ouvrira à nouveau des perspectives. Les uns évoquent un programme de relance ambitieux, susceptible d’entraîner la croissance mondiale. D’autres, la suspension des menaces de taxes sur l’industrie automobile européenne.

Leurs espoirs n’en demeurent pas moins réalistes. Comme le rappellent plusieurs économistes, à l’instar du professeur Clemens Fuest, directeur de l’Institut Ifo, le futur président américain possède aussi des « tendances protectionnistes ». Il pourrait décevoir des attentes trop élevées.

A.L.

Plus d’informations :

Télégramme de félicitations du président allemand, Frank-Walter Steinmeier (en allemand)

Message vidéo de la chancelière Angela Merkel (en allemand)

 

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