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Rétrospective 2020 : les bonnes nouvelles

Panneau à l’entrée du ministère fédéral des Affaires étrangères

Panneau à l’entrée du ministère fédéral des Affaires étrangères, © Florian Gaertner/Photothek.net

04.01.2021 - Article

La pandémie de coronavirus a dominé l’actualité en 2020. L’année a cependant connu des évolutions positives qui méritent d’être soulignées. Nous en avons rassemblé ici quelques exemples.

En dépit des difficultés, la solidarité dans la crise

La pandémie de Covid-19 a placé les pays du monde entier face à des défis majeurs. Il n’est pas encore possible d’évaluer précisément les répercussions sociales et économiques de la pandémie. Mais la crise a aussi entraîné des gestes de solidarité : depuis l’apparition du virus, l’Allemagne a accueilli et traité plus de 260 patients en soins intensifs en provenance des pays voisins. En outre, du matériel comme des masques et des appareils respiratoires a été envoyé à des pays partenaires, au sein de l’UE et au-delà. L’Allemagne a également partagé son savoir en envoyant par exemple des groupes d’experts rapidement mobilisables (SEEG) dans des pays d’Amérique latine pour lutter contre la pandémie. Le développement rapide d’un vaccin a aussi été rendu possible par la coopération internationale de scientifiques. Les pays en développement accèderont aux vaccins grâce au mécanisme COVAX. Au sein de l’Union européenne, les États membres se sont mis d’accord sur le fonds de relance économique « Next Generation EU », d’un montant de 750 milliards d’euros. Enfin, pour aider les 77 pays les plus pauvres à surmonter la crise, les pays du G20 ont suspendu le service de la dette.

Faire primer la force du droit sur le droit du plus fort : la coopération avec l’espace indopacifique

La présidence allemande du Conseil de l’Union européenne a atteint en novembre l’un de ses objectifs majeurs : l’UE et l’ASEAN ont conclu un partenariat stratégique. Cette avancée a, entre autres, une haute portée symbolique. Elle montre le renforcement de la coopération entre les deux régions économiques. On y retrouve l’intérêt commun pour un ordre régi par des règles et pour un commerce libre et équitable, qui constituent des principes moteurs des lignes directrices du gouvernement fédéral sur la zone indopacifique. Cette région a pris une importance considérable au cours des dernières années, à la fois au plan politique et économique. Plus de la moitié de la population mondiale vit dans des pays marqués par l’influence de l’océan Indien et du Pacifique.

Les relations diplomatiques avec le « pays du Dragon Tonnerre »

Le royaume situé sur les pentes de l’Himalaya entretient des relations diplomatiques avec quelques dizaines d’États et d’organisations internationales seulement. L’Allemagne en fait partie depuis le 25 novembre dernier. La coopération avec cette jeune démocratie avait commencé au cours des dernières années. Parmi ses thèmes majeurs, la gestion du changement climatique : le Bhoutan s’est astreint durablement à la neutralité carbone. Le pays a également inscrit la recherche du « bonheur national brut » dans sa Constitution. Les objectifs de croissance durable et justement de protection de l’environnement et de la nature y trouvent toute leur place.

Libye : des avancées malgré tout

L’année dernière, les bonnes nouvelles en provenance de la Libye étaient rares ; depuis peu cependant, les lueurs d’espoir se multiplient. L’Allemagne soutient les efforts de l’ONU pour stabiliser le pays. Au début de l'année 2020, une conférence de Berlin sur la Libye s’est tenue à l’invitation du secrétaire général des Nations Unies António Guterres et de la chancelière fédérale Angela Merkel. Les soutiens des parties en conflit s’y sont engagés à réduire l’influence de l’extérieur et à permettre ainsi de développer un processus politique interlibyen sous l’égide des Nations Unies. Depuis l’été, l’opération EUNAVFOR MED IRINI de l’Union européenne contribue à la mise en œuvre concrète de l’embargo sur les armes. Désormais, un cessez-le-feu est en vigueur dans toute la Libye. 75 Libyennes et Libyens issus de toutes les régions et de tous les groupes politiques du pays discutent de l’avenir politique de leur État dans le cadre du Forum de dialogue politique libyen depuis début novembre.

Israël et les pays arabes : une nouvelle dynamique

On note une évolution au Proche et Moyen-Orient : après les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc ont entamé des relations diplomatiques avec Israël. C’est un grand succès diplomatique pour l’équipe du président américain Donald Trump. L'Allemagne a salué expressément ce rapprochement. En septembre, les ministres israélien et émirati des Affaires étrangères se sont rencontrés pour la première fois, à l’invitation de Heiko Maas, à Berlin. Le gouvernement fédéral s’engage auprès de ses partenaires européens et dans la région pour utiliser cette nouvelle dynamique au profit du processus de paix au Proche-Orient, actuellement figé, entre Israël et les Palestiniens. Cette approche rassemble notamment la France, la Jordanie et l’Égypte.

L’union fait la force : la coopération internationale contre l’antisémitisme et le racisme

Depuis mars 2020 et pour la première fois, l'Allemagne préside l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA). Dans ce cadre et durant la présidence allemande du Conseil de l'UE, l’Allemagne s’est mobilisée avec succès pour renforcer la coopération internationale dans la lutte contre l’antisémitisme et les autres formes d’exclusion et de discrimination : à l’initiative de l’Allemagne, un groupe international d’experts élabore actuellement des stratégies de lutte contre la négation de l’holocauste. À l’automne, l’IHRA a adopté une définition opérationnelle de l’antitsiganisme. Cette définition aide les responsables politiques et la société civile à identifier les phénomènes de discrimination et de haine à l’encontre des Roms et des Sinti et à s’y attaquer. En décembre, l’UE a adopté une déclaration commune sur la lutte contre l’antisémitisme. Il a également été décidé d’élaborer une stratégie sécuritaire commune pour mieux protéger les communautés et les institutions juives en Europe.

 

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