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Visite de Heiko Maas à Ankara : faire avancer le rapprochement entre la Turquie et la Grèce

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas et son homologue turc Mevlüt Çavuşoğlu

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas et son homologue turc Mevlüt Çavuşoğlu , © Felix Zahn/Photothek.net

19.01.2021 - Article

Après une année difficile pour les relations entre l’UE et la Turquie, Ankara envoie pour l’heure des signaux de détente. Le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas veut encourager son homologue turc Mevlüt Çavuşoğlu à poursuivre et à pérenniser sa ligne d’action constructive.

La Turquie et la Grèce ont annoncé qu’elles allaient reprendre le 25 janvier leurs discussions exploratoires sur la situation en Méditerranée orientale, qui avaient été interrompues en 2016. Il s’agit d’une bonne nouvelle tant attendue, étant donné que récemment, la situation en Méditerranée orientale s’était dangereusement aggravée : la Turquie et la Grèce, deux partenaires européens et alliés de l’OTAN, s’étaient même retrouvées face à face avec des navires de guerre. C’est la raison pour laquelle le chef de la diplomatie allemande avait régulièrement plaidé, à l’occasion de plusieurs visites, en faveur de la désescalade et de discussions directes – ces dernières doivent d’ailleurs commencer sous peu. En tant que partenaire de l’OTAN, la Turquie a l’obligation de régler également les litiges difficiles par la voie de la négociation, dans le respect du droit international, et de ne pas compromettre la paix dans la région.

L’enjeu consiste désormais à réaliser de véritables progrès lors d’échanges pragmatiques et constructifs entre les deux parties, et de résoudre les questions litigieuses en Méditerranée orientale, dont la situation à Chypre. Dans ce contexte, la Turquie a envoyé un autre signal positif en retirant de manière anticipée son navire « Barbaros » des zones maritimes au large de Chypre. Heiko Maas souhaite tirer parti de cette dynamique. En effet, une désescalade en Méditerranée orientale est essentielle pour la stabilité dans la région et de meilleures relations entre l’UE et la Turquie.

Relations UE-Turquie et alliance transatlantique

Ces dernières semaines, la Turquie a par ailleurs envoyé des signaux fondamentalement positifs à l’Union européenne, notamment en conviant à Ankara la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Président du Conseil européen Charles Michel. Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu doit pour sa part se rendre à Bruxelles prochainement. Dans le même temps, le Conseil européen maintient sa proposition d’engager un « agenda positif » avec la Turquie si celle-ci parvient à désamorcer durablement la situation. Pour le gouvernement fédéral, ces signaux constructifs peuvent constituer une première étape pour rétablir la confiance perdue, étant donné que les relations entre l’UE et la Turquie ont été mises à rude épreuve dans de nombreux domaines ces derniers mois.

En outre, pour l’Allemagne et la Turquie, toutes deux partenaires de l’OTAN, les relations transatlantiques sont un point important à l’ordre du jour : avec l’élection de Joe Biden comme président des États-Unis, un nouvel élan pourrait être donné à l’Alliance. Le ministre fédéral des Affaires étrangères et son homologue turc discuteront des attentes de la Turquie vis-à-vis du nouveau gouvernement américain, ainsi que d’éventuelles répercussions sur les débats actuels au sein de l’OTAN.


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