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Nouveau départ transatlantique et processus stratégique : réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN avec Heiko Maas

Pour leur première réunion in situ depuis 2019, la situation en Afghanistan et la Russie seront notamment à l’ordre du jour de l’OTAN.

Pour leur première réunion in situ depuis 2019, la situation en Afghanistan et la Russie seront notamment à l’ordre du jour de l’OTAN., © Xander Heinl/photothek.de

24.03.2021 - Article

C’est une réunion particulière qui rassemble les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Alliance de l'Atlantique Nord aujourd’hui et demain à Bruxelles.

Car avec une coopération transatlantique reconsolidée, l’OTAN peut se consacrer à l’une de ses principales missions, à savoir se préparer à affronter les défis de demain. Il est utile, à cet égard, que tous les ministres se rencontrent en personne pour la première fois depuis presque deux ans. Le nouveau ministre américain des Affaires étrangères, Antony Blinken, se rend lui aussi spécialement en Europe pour sa première participation à ces entretiens.

Le processus stratégique « OTAN 2030 »

Lors de leur dernière rencontre en face à face, les États membres avaient convenu d’une sorte de « cure de jouvence » à l’initiative du ministre fédéral des Affaires étrangères, Heiko Maas, afin de mieux préparer l’OTAN aux nouveaux défis : les décisions politiques doivent en effet suivre le rythme effréné de l’évolution des enjeux. Heiko Maas avait donc suggéré de lancer un processus de réflexion, formalisé désormais comme « processus stratégique OTAN 2030 », qui sera un thème central de la réunion. Le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a présenté en février des recommandations stratégiques sur le développement de l’Alliance pour nourrir ces réflexions. Depuis lors, le Conseil de l'Atlantique Nord discute sur cette base.

Afghanistan : une décision prochaine

L’Allemagne est engagée depuis deux décennies dans l’Hindou Kouch. Le gouvernement fédéral partage le souhait de ses partenaires de l’OTAN de mettre bientôt fin à cette intervention. Il est néanmoins important que ce retrait de l’Afghanistan soit mis en œuvre de manière à préserver ce qui a été arraché de haute lutte pour les Afghanes et les Afghans, au cours d’années d’opérations. Le retrait des troupes ne doit pas signifier la destruction immédiate des accomplissements obtenus, comme la stabilisation de la sécurité ou les droits des femmes et des filles. Le déroulement du processus de paix interafghan joue un rôle crucial à cet égard. Le dialogue entre les différentes parties n’est pas simple et dure depuis longtemps, mais il importe déjà que les parties en conflit mènent effectivement des négociations et ouvrent la voie à une paix durable.

Russie : faire preuve de détermination

Les relations avec la Fédération de Russie sont difficiles pour l’OTAN et pour beaucoup de ses partenaires. Le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas est convaincu que seules une approche commune et une attitude déterminée adresseront un signal clair à la Russie : les violations répétées du droit commises par la Russie ne sont acceptées ni au sein de l’UE, ni au sein de l’OTAN. Pour autant, le ministre a toujours affirmé maintenir le dialogue avec la Russie et vouloir améliorer les relations mutuelles. Il importe à cet effet que Moscou envoie des signaux de détente et bouge sur des sujets pragmatiques. La maîtrise des armements, par exemple, appelle davantage de confiance et de coopération des deux côtés. Ce sera l’un des sujets des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN lors de leur réunion de printemps.

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