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À la recherche de solutions pour sortir de la crise en Afghanistan : le ministre des Affaires étrangères Heiko Maas se rend en Ouzbékistan, au Tadjikistan, au Pakistan, au Qatar et en Turquie

Heiko Maas en route pour l’Asie centrale et le Pakistan

Heiko Maas en route pour l’Asie centrale et le Pakistan, © Felix Zahn/photothek.net

31.08.2021 - Article

Suite à la prise de pouvoir par les talibans, l’Afghanistan risque de nouveau de sombrer dans des conflits sanglants. Le ministre des Affaires étrangères Heiko Maas se rend aujourd’hui dans la région afin de discuter de nouvelles options d’évacuation.

Les événements politiques en Afghanistan se sont précipités au cours des dernières semaines. Cela confronte la communauté internationale et, en particulier, les pays voisins à de grands défis. C’est la raison pour laquelle le ministre des Affaires étrangères Heiko Maas a aujourd’hui entamé un voyage de trois jours le menant en Turquie, en Ouzbékistan, au Tadjikistan, au Pakistan et au Qatar. Avant son départ, le chef de la diplomatie allemande a déclaré :

Je me rends aujourd’hui dans la région pour bien montrer que l’engagement de l’Allemagne ne s’arrête pas avec la fin de l’opération militaire d’évacuation. Au cours des semaines passées, nous avons pu compter sur la coopération et le soutien internationaux. Certains des pays dans lesquels je me rends aujourd’hui ont contribué pour une part essentielle à la réussite de notre mission d’évacuation et à ce que plus de 5 000 personnes puissent quitter l’Afghanistan à bord d’avions de la Bundeswehr. Au nom du gouvernement fédéral, je tiens à les en remercier et à inciter à ce que la coopération internationale se poursuive également dans la phase critique qui débute actuellement.

L’heure est à la diplomatie : mise en place de modes d’évacuation sécurisés pour les personnes vulnérables venues d’Afghanistan

La Bundeswehr a évacué plus de 5 300 personnes à bord de ses avions. Cela n’a été rendu possible que par la coopération internationale. Le hub en Ouzbékistan a ainsi été particulièrement primordial à la mission d’évacuation allemande. Toutefois, des ressortissants allemands, d’anciens recrutés locaux ainsi que des représentantes et représentants de la société civile afghane particulièrement vulnérables demeurent encore en Afghanistan. Des efforts diplomatiques sont actuellement déployés afin de leur ouvrir de nouvelles voies pour quitter le pays. La reprise du fonctionnement civil de l’aéroport de Kaboul en fait partie. La Turquie et le Qatar jouent notamment ici un rôle essentiel, alors qu’ils ont déjà apporté une importante contribution pendant les opérations d’évacuation militaires. Un autre chemin mène par les pays limitrophes de l’Afghanistan.

Défis sécuritaires

La prise de pouvoir par les talibans crée également un vide sécuritaire. L’attaque terroriste sanglante et infâme perpétrée le 26 août aux portes de l’aéroport de Kaboul démontre que la menace terroriste a augmenté en Afghanistan et, éventuellement, sur le plan international. Au cours de ce voyage, il sera donc également question de discuter avec les partenaires régionaux de la manière dont il convient de gérer les nouvelles réalités en Afghanistan. Le ministère fédéral des Affaires étrangères revendique dans le cadre de cette démarche le respect des droits humains et des droits des femmes fondamentaux. Ce déplacement sera aussi l’occasion de faire le point sur la manière dont l’Allemagne peut apporter son soutien aux pays concernés au cours de cette période difficile.

Aide humanitaire pour les Afghanes et les Afghans

Six millions d’Afghanes et d’Afghans dépendaient d’ores et déjà de l’aide humanitaire avant les derniers développements. Plusieurs millions de personnes avaient fui dans une autre région d’Afghanistan ou dans les pays voisins face aux violences perpétrées dans leur région d’origine. Depuis des années déjà, l’Allemagne fournit une aide humanitaire d’urgence. Le gouvernement fédéral alloue à présent 100 millions d’euros de ressources spécifiques supplémentaires pour l’assistance des réfugiés. 500 millions d’euros additionnels sont programmés. Les fonds sont tous versés directement à des institutions de l’aide humanitaire indépendantes, telles que les organisations des Nations Unies ou d’autres partenaires établis du domaine de l’aide humanitaire.

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