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L’« ère Merkel » jugée positivement à travers le monde

Les deux tiers des Allemands, et plus de la moitié des sondés dans 28 pays portent un jugement positif sur les 16 années de mandats d’Angela Merkel à la tête de l’Allemagne

 Les deux tiers des Allemands, et plus de la moitié des sondés dans 28 pays portent un jugement positif sur les 16 années de mandats d’Angela Merkel à la tête de l’Allemagne, © picture alliance / dpa | Maurizio Gambarini

17.09.2021 - Article

Les deux tiers des Allemands, et plus de la moitié des sondés dans 28 pays portent un jugement positif sur les 16 années de mandats d’Angela Merkel à la tête de l’Allemagne.

Elle aura été l’une des premières femmes à diriger le gouvernement d’un grand pays industrialisé. D’ici à quelques semaines, la chancelière Angela Merkel tirera sa révérence après 16 ans passés à la tête de l’Allemagne (2005-2021). On dit généralement que le pouvoir use. Mais tel ne semble pas être son cas. Selon un sondage Ipsos, l’« ère Merkel » s’achève sur un très haut niveau d’opinions positives, en Allemagne comme à l’étranger.

Selon cette enquête, réalisée du 23 juillet au 6 août auprès de plus de 19.000 personnes dans 28 pays, 58 % des personnes sondées ont une bonne image de leur chancelière. En Allemagne, c’est le cas de plus des deux tiers (67 %) des personnes interrogées. À l’étranger, les pays qui ont la meilleure opinion d’Angela Merkel sont les Pays-Bas (77 %), la France (75 %) et la Belgique (75 %). Seuls 20 % des sondés à travers le monde et 30 % des Allemands ont une opinion négative (plutôt négative ou très négative) de la chancelière.

L’Allemagne d’Angela Merkel, un « partenaire fiable »

À l’étranger, beaucoup estiment que l’Allemagne a été un « partenaire fiable » sous la direction d’Angela Merkel. C’est ce qu’affirment 53 % des personnes interrogées dans les 11 pays européens (hors Allemagne) où l’enquête a été menée. 25 % sont d’avis contraire. Les Européens les plus satisfaits sont les Néerlandais (71 %), les Français (64 %) et les Suédois (63 %). Les plus déçus sont les Britanniques (44 %), les Polonais (44 %) et les Hongrois (39 %).

Hors d’Europe, 55 % des sondés jugent que l’Allemagne d’Angela Merkel a été un « partenaire fiable ». Les taux de satisfaction les plus élevés s’observent en Inde (71 %), en Chine (67 %), les moins élevés aux États-Unis (45 %) et au Japon (39 %). Ces deux derniers pays font toutefois partie des États où la notoriété d’Angela Merkel est la plus faible.

Le rôle de l’Allemagne en Europe

À l’étranger, que ce soit en Europe ou au-delà, la plupart des sondés estiment que l’Allemagne a été un « partenaire fiable » durant l’« ère Merkel ».
À l’étranger, que ce soit en Europe ou au-delà, la plupart des sondés estiment que l’Allemagne a été un « partenaire fiable » durant l’« ère Merkel ».© ANP

Les avis sont plus partagés quand on interroge les sondés sur le rôle de l’Allemagne en Europe. Dans les 11 pays européens étudiés (hors Allemagne), 40 % affirment que l’action d’Angela Merkel a eu un impact positif sur leur pays. 31 % sont d’avis contraire. La politique de la chancelière reçoit ses soutiens les plus explicites aux Pays-Bas (57 %), en Espagne (52 %) et en France (46 %). Elle est jugée plutôt négative dans seulement quatre pays (Italie, Russie, Hongrie et Royaume-Uni).

Les avis divergent, par ailleurs, entre les Européens sur la nécessité d’un leadership fort de l’Allemagne au sein de l’Europe. 40 % l’appellent de leurs vœux, principalement en Espagne (52 %), en France (45 %) et aux Pays-Bas (45 %). 33 % en rejettent l’idée, les plus réticents résidant au Royaume-Uni, en Pologne et en Hongrie.

Enfin, quelle différence cela fait-il qu’une femme dirige un grand pays ? Pour plus de la moitié (54 %) des sondés, le monde serait plus en paix et plus prospère s’il comptait plus de femmes parmi les dirigeants. 28 % pensent toutefois le contraire. En Allemagne, 46 % jugent qu’une féminisation accrue serait bénéfique. 32 % ne le pensent pas.

Plus généralement, l’enquête révèle chez les sondés l’aspiration à un leadership fort pour faire face aux problèmes globaux (81 %), notamment en Chine, en Australie et en Russie. Elle montre simultanément le souhait d’une limitation du pouvoir. Dans 27 des 28 pays étudiés, des majorités claires se dessinent pour souhaiter que les dirigeants soient renouvelés régulièrement.

A.L.

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