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Yémen : des soins médicaux en période de crise grâce aux cliniques mobiles

La moitié des établissements de santé fermés dans tout le pays

La moitié des établissements de santé fermés dans tout le pays, © ADRA

18.11.2021 - Article

Le Yémen est aujourd’hui le théâtre de l’une des plus graves crises humanitaires au monde. Pas plus de la moitié des établissements de santé restent ouverts dans le pays. Avec le soutien de l’Allemagne, l’ONG ADRA fournit des soins médicaux de base à la Population.

Deux tiers des Yéménites tributaires de l’aide humanitaire

ADRA soutient huit établissements de santé dans le nord et le sud du pays
ADRA soutient huit établissements de santé dans le nord et le sud du pays© ADRA

Sur les 30 millions de Yéménites, 21 millions dépendent de l’aide humanitaire. Au milieu de l’année 2021, les Nations Unies estimaient que la moitié de la population était en proie à une crise alimentaire aiguë. Les conséquences de la sous-alimentation sont particulièrement dramatiques pour les enfants : leur système immunitaire s’en trouve affaibli et les maladies contagieuses se répandent plus rapidement. Selon l’UNICEF, un enfant meurt toutes les dix minutes au Yémen d’une maladie qui aurait pu être évitée. Chaque année, il y a de nouvelles flambées de choléra, et depuis 2016, plus d’un demi-million de personnes ont été infectées par cette maladie au Yémen.

Les soins de base font défaut

La population yéménite a besoin, entre autres, de denrées alimentaires, de soins médicaux et d’un accès sûr à l’eau potable et aux installations sanitaires, ainsi que de mesures de protection. Avant même le début de la guerre, le Yémen dépendait de l’importation de denrées alimentaires de base, de carburant et de médicaments. Les conflits armés ont considérablement compliqué l’importation de biens essentiels. De plus, en raison des restrictions en matière d’importations et d’accès, les biens commerciaux de même que les biens humanitaires n’arrivent que lentement dans le pays, notamment parce que les protagonistes entravent ou empêchent bien souvent l’acheminement de l’aide humanitaire.

Selon les Nations Unies, les besoins humanitaires au Yémen s’élevaient en 2021 à 3,85 milliards de dollars. Or, l’année dernière, seule un peu plus de la moitié des ressources nécessaires était disponible.

La pandémie de Covid-19 a encore aggravé la situation : d’un côté, elle a mené à un recul des virements de la diaspora yéménite depuis l’étranger, de l’autre, leur propre situation économique difficile a amené de nombreux pays à réduire leur soutien financier au Yémen. Ce n’est pas le cas de l’Allemagne.

Assurer la fourniture de soins de santé avec ADRA

La population yéménite a notamment besoin de soins de santé
La population yéménite a notamment besoin de soins de santé© ADRA

Pour 2021, le gouvernement fédéral fournit au total 200 millions d’euros pour le plan de soutien des Nations Unies. Cet argent permet d’appuyer des organisations comme ADRA (Agence adventiste d’aide et de développement). Étant déjà active sur le terrain depuis plus de 25 ans, cette ONG dispose d’un vaste réseau de contacts, ce qui constitue un gros avantage surtout pour l’acheminement de l’aide humanitaire.

ADRA soutient huit établissements de santé dans le nord et le sud du pays. Les habitants y obtiennent des soins médicaux essentiels, par exemple lorsqu’ils sont infectés par le choléra ou souffrent de sous-alimentation.

ADRA adapte toujours son soutien en fonction de la situation sur place. Par exemple, s’il existe déjà un hôpital mais qu’il est soit endommagé soit insuffisamment équipé, ADRA le remet en état de fonctionner. En l’absence d’infrastructures, ADRA travaille avec des équipes mobiles. Dès que la fourniture de soins de base est garantie, elle remet les équipements aux acteurs de la coopération au développement – et c’est le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement qui se charge de la poursuite du soutien financier. Cela permet d’assurer une bonne transition entre l’aide humanitaire à court terme et une prise en charge sur le long terme via l’aide au développement.

Le ministère fédéral des Affaires étrangères accorde à ADRA 6 millions d’euros par an.

 

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