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Solidarité avec l’Ukraine

Transport de biens de première nécessité vers Lubin/Pologne qui sert de hub pour la distribution aux habitants de l'Ukraine et aux réfugiés

Transport de biens de première nécessité vers Lubin/Pologne qui sert de hub pour la distribution aux habitants de l'Ukraine et aux réfugiés, © La Croix rouge allemande (DRK)

07.03.2022 - Article

L’Allemagne vient en aide des habitants de l’Ukraine en leur fournissant du matériel médical, des denrées alimentaires et des hébergements. Le gouvernement fédéral met également du matériel militaire à disposition de l’armée ukrainienne. Lisez dans cet article ce que l’Allemagne fait concrètement.

Situation humanitaire dramatique

La guerre d’agression russe contre l’Ukraine a infligé des souffrances inimaginables à des millions de personnes. La situation humanitaire continue d’empirer en Ukraine. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés prévoit jusqu’à 4 millions de réfugiés et 8 millions de personnes supplémentaires forcées de quitter leur domicile et tributaires de l’aide d’urgence à l’intérieur des frontières ukrainiennes en raison de l’attaque perpétrée par la Russie. Selon lui, quelque 1,8 million de personnes ont déjà fui à l’étranger.

Au vu de ces développements, la ministre fédérale des Affaires étrangères Annalena Baerbock a déclaré le 27 février :

Nous sommes sidérés par ce que l’Ukraine doit de nouveau endurer, mais nous ne sommes pas impuissants. Nous ne vous abandonnerons pas face à cette agression impitoyable contre votre pays.

Afin de fournir rapidement aux Ukrainiennes et aux Ukrainiens du matériel médical, des denrées alimentaires, des prestations en espèces, un soutien psychosocial et un accès à des logements sûrs, l’Allemagne a, dès le début de la guerre, augmenté de 37 millions d’euros son aide humanitaire en Ukraine et dans la région. Ces fonds sont octroyés à des organisations internationales comme le Programme alimentaire mondial des Nations Unies, la Croix-Rouge ainsi que des ONG. Le gouvernement fédéral vient en aide des personnes en fuite en mettant en place des centres d’accueil et des hébergements d’urgence dans les pays voisins de l’Ukraine, et en fournissant une aide psychosociale, des soins médicaux ainsi que des biens humanitaires.

L’Agence fédérale de secours technique opère elle aussi déjà sur place pour le compte du gouvernement fédéral, et fournit notamment des kits de premiers secours ainsi que des générateurs.

Le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement a annoncé aujourd’hui (le 7 mars) un programme d’aide d’urgence à hauteur de 38,5 millions d’euros. Un premier paquet d’aide de 4,5 millions d’euros est consacré à la protection civile, notamment pour des équipements tels que des vêtements de protection et des appareils respiratoires destinés aux pompiers.

L’ONU a débloqué 20 millions d’euros supplémentaires pour des actions humanitaires vitales et pour la protection de la population civile ; ces moyens financiers issus du Fonds central pour les interventions d’urgence peuvent être utilisés dans le monde entier. L’année dernière, l’Allemagne était le plus gros donateur de ce fonds, avec une contribution de 130 millions d’euros.

Le gouvernement fédéral fournit de l’aide humanitaire uniquement sur la base des principes humanitaires ; cette dernière bénéficie à toutes les personnes en détresse humanitaire.

Concertation étroite au sein de l’UE

L’Allemagne s’engage également dans le cadre de l’Union européenne : la Commission européenne coordonne le mécanisme de protection civile de l’UE, un instrument qui permet aux pays membres de l’UE d’aider, sur une base réciproque, d’autres États membres ainsi que des pays tiers en cas de crise. À travers ce mécanisme, les besoins en matière de secours et d’aide d’urgence en cas de catastrophe peuvent être signalés auprès des autorités de protection civile des pays membres de l’UE. Ces aides sont acheminées aussi bien aux Ukrainiennes et aux Ukrainiens sur place qu’aux personnes en fuite. En Allemagne, outre le ministère fédéral des Affaires étrangères, plusieurs ministères fédéraux, la police fédérale et différents Länder ont mis à disposition du matériel médical, des kits de premiers secours, des générateurs, des tentes, des lits de camp et d’autres équipements de protection civile via le mécanisme européen.

Un grand élan de générosité

Beaucoup de citoyennes et de citoyens allemands compatissent au destin de la population ukrainienne, et la société civile fait également preuve d’un énorme élan de générosité. Au vu des dons importants qui ont été faits, les organisations humanitaires doivent réaliser des efforts de coordination considérables. Le gouvernement fédéral soutient donc l’appel visant, dans la mesure du possible, à faire non pas des dons en nature mais des dons d’argent à des organisations humanitaires établies, par exemple via les initiatives Aktion Deutschland Hilft ou Aktionsbündnis Katastrophenhilfe. Les dons ayant pour mention « Nothilfe Ukraine » (aide d’urgence pour l’Ukraine) profitent à la population ukrainienne.

Les villes et les communes donnent également des informations sur les besoins des réfugiés sur place et sur l’accueil des réfugiés de guerre.

Livraisons d’armes et de matériel militaire

Dans le contexte de l’invasion engagée par les troupes russes et de la violation du droit international par la Russie, la cheffe de la diplomatie allemande a déclaré le 27 février devant le Bundestag :

Il s’agit d’une guerre qui nous oblige à redéfinir les fondements de notre politique extérieure. Il y a quelques semaines encore, j’affirmais ici-même, dans cette salle, au sujet des livraisons d’armes, qu’en termes de politique extérieure une volte-face à 180 degrés devra s’effectuer au bon moment et en toute connaissance de cause. Aussi triste que cela puisse paraître, le moment est à présent venu.

Outre des biens humanitaires essentiels, l’Allemagne livrera à l’Ukraine 1 000 armes antichar et 500 missiles sol-air destinés à défendre le pays, ainsi que du carburant dont l’Ukraine a urgemment besoin et 14 véhicules blindés.

Une série de sanctions sans précédent, dont des restrictions vis-à-vis de SWIFT

L’Allemagne et ses partenaires européens ont en outre réagi par la mise en place d’une solide série de sanctions sans précédent : suspension de l’accès de la Russie aux marchés financiers, embargo frappant l’industrie pétrolière, sanctions sévères contre le secteur aéronautique russe, blocage de l’accès aux technologies de pointe, sanctions ciblées contre le président russe Vladimir Poutine, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le système oligarchique qui les maintient au pouvoir. Des mesures supplémentaires ont par ailleurs déjà été décidées, notamment des restrictions ciblées et fonctionnelles du système de paiement SWIFT ainsi que des mesures visant la banque centrale russe.

« Le prix de cette guerre contre des personnes innocentes et de la violation de la Charte des Nations Unies sera bien trop élevé pour le ‘système Poutine’ », a continué la ministre.

Documentation des crimes de guerre

L’Allemagne s’engagera en outre particulièrement pour les défenseures et défenseurs des droits de l’homme ainsi que pour les militantes et militants ukrainiens. Ainsi, l’Allemagne permettra aux activités en faveur d’une Ukraine libre de perdurer, même depuis l’étranger, notamment grâce au versement continu des salaires. Ce travail comprend en particulier la documentation des crimes de guerre et des actes de violence perpétrés contre la population civile. Ces actes doivent être rendus publics et documentés, notamment pour pouvoir demander des comptes aux coupables.

La ministre fédérale des Affaires étrangères Annalena Baerbock s’est également adressée à la communauté internationale à la fin de son discours devant le Bundestag. Elle a invité les membres de l’Assemblée générale des Nations Unies à prendre clairement position dans le contexte de la guerre d’agression menée par la Russie et de la violation du droit international commise par cette dernière. Mme Baerbock a déclaré :

Lorsqu’il est question de choisir entre la guerre ou la paix, de choisir, d’une part, entre un agresseur et, d’autre part, des enfants forcés de se cacher dans des bouches de métro, il n’est permis à personne d’être neutre.

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