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Le chancelier Olaf Scholz en Israël

Le chancelier Olaf Scholz a effectué cette semaine sa première visite officielle en Israël. (Ici au Mémorial de Yad Vashem)

Le chancelier Olaf Scholz a effectué cette semaine sa première visite officielle en Israël. (Ici au Mémorial de Yad Vashem), © picture alliance/dpa | Michael Kappeler

03.03.2022 - Article

Le chancelier allemand a effectué cette semaine sa première visite officielle en Israël. Les deux pays entendent développer leurs relations bilatérales. Le conflit ukrainien a toutefois dominé la rencontre de M. Scholz avec le Premier ministre israélien, Naftali Bennett.

Le chancelier Olaf Scholz et le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, au Mémorial de Yad Vashem
Le chancelier Olaf Scholz et le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, au Mémorial de Yad Vashem© picture alliance/dpa | Michael Kappeler

C’est avec une émotion palpable qu’Olaf Scholz a débuté mercredi sa première visite officielle en Israël. Le chancelier allemand s’est rendu au mémorial de la Shoah de Yad Vashem pour se recueillir, aux côtés du Premier ministre israélien, Naftali Bennett, devant la pierre tombale sous laquelle reposent les cendres de victimes de la Shoah.

« Nous n’oublierons jamais les millions de victimes et leur souffrance », a-t-il écrit dans le livre d’or. Le crime contre l’humanité que représente la Shoah a conféré à tout gouvernement allemand une « responsabilité perpétuelle envers la sécurité de l’État d’Israël et la protection de la vie juive ». « L’Allemagne, soyez-en assurés, va continuer à se tenir sans faillir aux côtés d’Israël ».

Ukraine : donner sa chance la diplomatie

Cette mémoire confère à l’Allemagne la responsabilité toute particulière de promouvoir l’ordre de paix en Europe, a ajouté le chancelier. Cela exclut toute guerre. Une chose est donc claire : « Un ordre de paix européen sous-entend toujours que les frontières, la souveraineté nationale et l’intégrité des États ne soient pas remis en question. »

Une semaine après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le conflit ukrainien s’est ainsi imposé comme le sujet dominant de la rencontre entre MM. Scholz et Bennett. Les deux dirigeants ont appelé de concert à redonner ses chances à la diplomatie.

M. Scholz a réitéré son appel à « l’arrêt immédiat de tous les combats ». « Chaque jour qui voit se poursuivre cette guerre mène non seulement à la destruction d’infrastructures, mais aussi à la destruction de vies humaines, de civils et de soldats des deux côtés », a-t-il souligné.

Le chancelier a réaffirmé que l’Allemagne n’interviendrait pas militairement dans le conflit. « Cela vaut aussi bien pour l’OTAN que pour toutes les autres organisations – cela serait une erreur dans cette situation », a-t-il indiqué.

L’Allemagne n’en continue pas moins de soutenir l’Ukraine par tous les autres moyens. Cela comprend les aides financières, l’aide humanitaire et nombre d’autres mesures dont les sanctions, qui montrent déjà leurs effets, a énuméré le chancelier.

Coopération renforcée entre l’Allemagne et Israel

Au plan bilatéral, la rencontre a permis à l’Allemagne et à Israël de réaffirmer leur volonté d’approfondir leurs relations. Olaf Scholz va prochainement inviter le gouvernement israélien à Berlin pour des consultations intergouvernementales. Le partenariat stratégique qui lie les deux pays prévoit la tenue d’un dialogue bilatéral à échéances régulières. « Il s’agit d’une évolution importante dans nos relations », a souligné le chancelier.

L’Allemagne et Israël souhaitent, par ailleurs, relancer le projet de création d’un Office germano-israélien de la Jeunesse et approfondir les relations étroites qui lient Israël et l’Union européenne dans le domaine de la recherche scientifique.

Iran

Enfin, sur la question du nucléaire iranien, M. Scholz a assuré que « nous connaissons et prenons au sérieux les doutes d’Israël sur la sécurité ». « Ils nous importent tout autant », a-t-il dit.

Selon le chancelier allemand, il faut empêcher que l’Iran se dote de l’arme atomique. « Car cela représenterait une grande menace pour la paix ». Les Européens et les États-Unis y travaillent, en espérant un prochain accord à Vienne. Le moment est désormais venu de décider ce que « représente une solution bonne et raisonnable », a-t-il conclu.

A.L.

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