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L’Allemagne accueille déjà plus de 250 000 réfugiés ukrainiens

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Allemagne a déjà accueilli près de 250 000 réfugiés ukrainiens. La solidarité s’organise. Les réfugiés « sont les bienvenus chez nous », a déclaré mercredi le chancelier Olaf Scholz au Bundestag.

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Allemagne a déjà accueilli près de 250 000 réfugiés ukrainiens. La solidarité s’organise. Les réfugiés « sont les bienvenus chez nous », a déclaré mercredi le chancelier Olaf Scholz au Bundestag., © picture alliance/dpa | Marcus Brandt

24.03.2022 - Article

À ce jour, près de 3,7 millions d’Ukrainiens ont fui leur pays suite à l’invasion russe, selon l’ONU. 250 000 d’entre eux ont trouvé refuge en Allemagne, où la solidarité s’organise. Les réfugiés ukrainiens « sont les bienvenus », a déclaré le chancelier Olaf Scholz au Bundestag.

Ils affluent par le train, souvent depuis la Pologne. Certains arriveront aussi de Moldavie, d’où un premier vol à destination de Francfort/M. est prévu ce vendredi après-midi. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, il y a un mois, 3,67 millions d’Ukrainiens (sur 44 millions au total) ont quitté leur pays pour se réfugier dans d’autres pays européens, selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés. L’Allemagne en a accueilli à ce jour 253 157, selon le ministère fédéral de l’Intérieur. Elle en voit arriver quotidiennement environ 7 000, pour la plupart des femmes, des enfants et des personnes âgées. Ce n’est toutefois qu’un début. 

« Nous sommes encore dans l’incertitude totale quant au nombre de femmes, d’hommes et d’enfants qui viendront trouver refuge chez nous », a souligné le chancelier Olaf Scholz, mercredi, au Bundestag. « Nous savons seulement une chose : ils seront nombreux ». Et ils « sont les bienvenus », a-t-il ajouté. 

La solidarité offre « une lueur d’espoir »

Le chancelier a remercié les citoyens pour la solidarité dont ils ont fait preuve depuis le début de cette guerre. Une « énorme vague de compassion et de solidarité » envers les Ukrainiens a traversé l’Allemagne, la Pologne, la Roumanie et la Moldavie, a-t-il dit. Des dizaines de milliers de personnes « ont ouvert non seulement leur cœur, mais aussi leurs maisons et appartements ». C’est « une lueur d’espoir dans les heures sombres que nous traversons ». 

L’Allemagne se tient fermement aux côtés de l’Ukraine, a réaffirmé le chancelier. Toutefois, Olaf Scholz ne s’en cache pas : accueillir les réfugiés ukrainiens représente un défi de taille. Ainsi, dès la semaine dernière, l’État fédéral a promis son aide aux länder et aux communes pour l’accueil, l’hébergement et l’approvisionnement des réfugiés. Les modalités de ce soutien seront définies d’ici au 7 avril. Le mot d’ordre est d’intégrer les réfugiés en les associant le plus rapidement possible au quotidien de toute la société. « L’intégration par la normalité », résume la maire de Berlin, Franziska Giffey

La mobilisation au rendez-vous, forte de l’expérience passée 

De fait, c’est Berlin qui supporte pour le moment le plus gros de l’effort en raison de sa proximité avec la Pologne. La mobilisation est au rendez-vous. Les arrivants se voient proposer des cours d’allemand et d’intégration. Ils ont accès aux soins médicaux et au marché du travail. « Nous sommes bien mieux organisés que lors des précédentes vagues de réfugiés », souligne la ministre fédéral de l’Intérieur, Nancy Faeser. L’Allemagne peut s’appuyer sur l’expérience acquise, notamment depuis 2015. 

Les écoles se mobilisent pour intégrer les enfants ukrainiens réfugiés en Allemagne
Les écoles se mobilisent pour intégrer les enfants ukrainiens réfugiés en Allemagne© picture alliance/dpa/dpa-Zentralbild | Waltraud Grubitzsch

Les établissements scolaires n’ont ainsi pas perdu de temps pour accueillir les petits Ukrainiens. Les ministres de l’Éducation des länder ont mis en place une force opérationnelle pour coordonner les efforts d’intégration. La souplesse et le pragmatisme sont la règle. Beaucoup de länder ont ouvert des classes supplémentaires pour les enfants de réfugiés. Elles portent des noms différents selon les cas : « classes d’accueil », « classes préparatoires », « classes intensives » ou encore « classes d’allemand ». Le land de Berlin en compte déjà 540, qui accueillent 6 000 élèves. Il projette d’en ouvrir une cinquantaine, selon la sénatrice à l’Éducation, Astrid Busse

Une répartition équitable dans l’UE est pour Berlin une priorité 

Une autre priorité consistera à intégrer les réfugiés ukrainiens sur le marché du travail. Le ministre fédéral du Travail et des affaires sociales, Hubertus Heil, s’y attelle déjà. Il y a, parmi les réfugiés, beaucoup de profils qualifiés, souligne-t-il. « Il est important que les diplômes et les qualifications

L’accueil sur le terrain n’est toutefois pas la seule préoccupation des autorités allemandes.  »La priorité absolue est aujourd’hui de veiller à une répartition équitable des réfugiés ukrainiens au sein de l’Union européenne (UE)« , souligne ainsi la ministre Nancy Faeser.  »Aucun pays ne peut gérer seul une tâche historique telle que celle-ci, a fortiori les pays situés aux frontières de l’UE qui arrivent déjà à saturation et font face à de grands défis« , renchérit la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.

Hier, à Bruxelles, les ministres de l’Intérieur des 16 länder allemands ont ainsi présenté une déclaration conjointe. Ils s’y félicitent que l'UE ait décidé dès le début du mois de mars d'activer la directive relative à la protection temporaire pour aider les personnes fuyant la guerre en Ukraine. Mais ils demandent aussi  »une répartition rapide, pragmatique, ordonnée et équitable«  des réfugiés ukrainiens au sein de l’UE.  »Nous devons aider chaque personne en provenance d’Ukraine« , soulignent-ils. 

Marché du travail

Une autre priorité consistera à intégrer les réfugiés ukrainiens sur le marché du travail. Le ministre fédéral du Travail et des affaires sociales, Hubertus Heil, s’y attelle déjà. Il y a, parmi les réfugiés, beaucoup de profils qualifiés, souligne-t-il.  »Il est important que les diplômes et les qualifications ukrainiens puissent être reconnus de manière simple et rapide« . Le marché du travail allemand, assure le ministre,  »est capable d’intégrer beaucoup de gens dans de nombreux domaines« .

 A.L.

En savoir plus :

Ministère fédéral de l'Intérieur (en anglais/ allemand)

 

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