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Réunion de crise sur la frontière de l’Union européenne

La présidente de l’Union européenne, Ursula von der Leyen, s’est rendue le 3 mars à la frontière gréco-turque

La présidente de l’Union européenne, Ursula von der Leyen, s’est rendue le 3 mars à la frontière gréco-turque, © dpa

05.03.2020 - Article

Les responsables politiques s’informent à Orestiada sur la situation créée par l’ouverture des frontières par M. Erdogan. La chancelière a clairement exprimé ses critiques.

En signe de solidarité avec la Grèce, la présidente de l’Union européenne, Ursula von der Leyen, s’est rendue le 3 mars à la frontière gréco-turque. Aux côtés de Charles Michel, le président du Conseil européen, et de David Sassoli, le président du Parlement européen, elle s’est informée sur la situation au poste-frontière d’Orestiada, au nord-est de la Grèce, où des milliers de réfugiés patientent du côté turc depuis que le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé le 29 février l’ouverture de la frontière vers l’UE aux réfugiés.

Au cours d’un entretien téléphonique avec la chancelière Angela Merkel, M. Erdogan a réclamé une meilleure répartition des charges. La Turquie a indiqué, dans la nuit du 2 au 3 mars, que la charge des migrants et la responsabilité en la matière devaient être équitablement réparties et que les engagements internationaux devaient être respectés. Le 2 mars, M. Erdogan avait ouvertement menacé l’UE d’une arrivée massive de réfugiés.

Mme Merkel a ouvertement critiqué le mode d’action de M. Erdogan. Même si elle comprend la situation de la Turquie, il est à ses yeux « totalement inacceptable d’en débattre sur le dos des réfugiés », a-t-elle commenté le 2 mars, ajoutant que « ces réfugiés ont été mis dans une situation les incitant à se rendre à la frontière pour se retrouver ensuite dans une impasse. »

Source : dpa ; traduction : deutschland.de

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