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Le ministre fédéral des Affaires étrangères avant la rencontre avec ses homologues de l’UE à Zagreb concernant la situation en Syrie et à la frontière entre la Grèce et la Turquie

Les drapeaux croate et européen flottent devant un bâtiment à Zagreb

Les drapeaux croate et européen flottent devant un bâtiment à Zagreb, © dpa

05.03.2020 - Article

Avant de s’envoler pour Zagreb où aura lieu la rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’UE, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a déclaré aujourd’hui (le 5 mars) :

À Zagreb, nous nous entretiendrons principalement de la situation en Syrie. L’Europe peut et doit œuvrer davantage pour que les combats cessent et pour assurer un approvisionnement suffisant de la population. L’étendue de la catastrophe humanitaire à Idlib est dramatique.

Lors de nos discussions avec les Nations Unies, nous avons proposé de débloquer 100 millions d’euros supplémentaires afin d’assurer l’hébergement et l’approvisionnement des personnes en détresse à Idlib. Mais les conditions sont claires : l’accès humanitaire et la protection des travailleurs humanitaires ainsi que de la population doivent être garantis. Il est donc décisif que la Russie et la Turquie créent aujourd’hui à Moscou les conditions nécessaires. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est un cessez-le-feu immédiat et assurer l’approvisionnement du million de personnes déplacées. La Russie doit faire pression sur le régime de Bachar el-Assad pour que les attaques contre les hôpitaux et les écoles cessent enfin. Et les organisations humanitaires doivent aussi pouvoir bénéficier à l’avenir d’un accès transfrontalier afin d’atteindre les personnes dans le besoin.

Par ailleurs, nous discuterons naturellement de la situation des réfugiés aux frontières extérieures de l’UE. Il est maintenant important que nous ne laissions pas la Grèce seule ; nous devons trouver une réponse européenne unie face à la situation à la frontière entre la Turquie et la Grèce. Comme toujours, ce sont les plus faibles qui paient le prix fort. Nous devons donc faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider rapidement les enfants sans défense en particulier.

Pour nous, il est évident que l’UE doit continuer à soutenir financièrement et de manière accrue les efforts de la Turquie en termes d’accueil de réfugiés et de migrants. La Turquie est en effet le pays à accueillir le plus de réfugiés au monde et une répartition équitable des charges est également dans notre intérêt. Mais nous attendons tout aussi clairement de la Turquie qu’elle respecte en contrepartie la déclaration UE-Turquie.

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