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« Au 21e siècle aussi, nous avons besoin d’un multilatéralisme efficace »

Visite du ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas fin février à New York pour participer, entre autres, à une réunion de l’Alliance pour le multilatéralisme

Visite du ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas fin février à New York pour participer, entre autres, à une réunion de l’Alliance pour le multilatéralisme, © Thomas Trutschel

02.06.2020 - Article

Lors d’un entretien accordé au groupe de médias Funke, le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas a déclaré (le 31 mai 2020) :

La décision du président américain Donald Trump de mettre un terme à la coopération des États-Unis avec l’Organisation mondiale de la Santé est un mauvais signal envoyé au mauvais moment. La pandémie de COVID-19 est la première crise d’envergure réellement planétaire du 21e siècle. Afin de relever ce défi, nous devrons non pas faire cavalier seul, mais coopérer à l’échelle internationale. Nous avons besoin d’une réponse unie et solidaire de tous les États et des Nations Unies, avec une OMS forte en son cœur. Nous continuerons d’échanger de manière intense avec Washington afin de convaincre le gouvernement américain de cette approche.

Bien entendu, il est juste qu’avec l’OMS ainsi que nos partenaires, nous tirions les enseignements de la gestion de la pandémie de COVID-19 et que nous engagions les réformes nécessaires. Nous voulons nous atteler à cette tâche au moment opportun. Le nombre de cas dans le monde augmente encore et la crise continue de s’étendre sur d’autres pays. Nous ne pouvons pas abattre la digue et en construire une nouvelle en pleine tempête.

La crise actuelle nous a rappelé très clairement qu’au 21e siècle aussi, nous avons besoin d’un multilatéralisme efficace. Nous, Européens, n’avons aucun intérêt à ce que les conflits d’intérêts entre la Chine et les États-Unis deviennent insurmontables. Le monde ne doit pas se diviser en une sphère d’influence chinoise et une sphère d’influence américaine. C’est donc à l’Europe de conduire cette lutte difficile en faveur d’un multilatéralisme viable aux côtés de nos partenaires.

Cela vaudra évidemment d’autant plus pour nous durant notre présidence du Conseil de l’UE à partir du 1er juillet. C’est une des raisons pour lesquelles nous continuons de plaider pour que le sommet UE-Chine ait lieu en septembre. Les thèmes importants sur lesquels nous devons nous entretenir avec la Chine sont nombreux. Nous voulons engager la Chine à se fixer des objectifs climatiques ambitieux et à pratiquer une concurrence mondiale équitable. Ce faisant, il doit toujours être clair que l’Europe représente certains fondements, principes et valeurs que nous exigerons lors de nos discussions avec la Chine.

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