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Visioconférence des ministres des Affaires étrangères de l’UE sur le Bélarus, le Liban et la Méditerranée orientale

Bâtiment Justus Lipsius à Bruxelles : les ministres des Affaires étrangères de l’UE échangent aujourd’hui en visioconférence

Bâtiment Justus Lipsius à Bruxelles : les ministres des Affaires étrangères de l’UE échangent aujourd’hui en visioconférence, © Felix Zahn/photothek.net

14.08.2020 - Article

Pas de pause estivale pour la politique étrangère. Au terme d’une semaine très riche en évènements, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont organisé une visioconférence exceptionnelle pour concerter leur action sur plusieurs dossiers brûlants.

Bélarus : accentuer la pression

Lors de l’élection présidentielle de dimanche, les normes minimales des élections démocratiques n’ont manifestement pas été respectées. De nombreuses informations font état d’irrégularités systématiques et de violations du droit de vote, les observateurs électoraux de l’OSCE n’ayant pas pu surveiller l’élection comme prévu. Des observateurs électoraux bélarussiens ont, eux aussi, été gênés dans leur travail. Le chef de la diplomatie allemande a déclaré hier à ce propos : « L’action brutale observée au Bélarus n’a pas sa place dans l’Europe du 21e siècle. Nous accentuerons encore la pression sur les dirigeants, si besoin est, pour que le Bélarus respecte ses obligations internationales. » Au Conseil des Affaires étrangères, Heiko Maas plaidera en faveur d’une réponse nette et homogène de l’UE à la situation au Bélarus. Dès le 12 août, les 27 membres de l’UE ont indiqué dans une déclaration commune qu’ils réexamineraient en profondeur leurs relations avec le Bélarus à la lumière des violences et de la répression des derniers jours.

Méditerranée orientale : la désescalade est la seule voie

Les nouvelles recherches sismiques lancées en Méditerranée orientale par la Turquie depuis le début de la semaine ont particulièrement tendu les relations entre la Turquie et la Grèce. Lors de leur dernière réunion, le 13 juillet, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne avaient réaffirmé leur plein soutien au haut représentant de l’Union Josep Borrell. Ce dernier avait insisté sur la grande importance de bonnes relations entre l’UE et la Turquie mais signalé en même temps que les valeurs, les principes et les intérêts de l’UE devaient être pris en compte. Le gouvernement fédéral observe la situation avec une vive inquiétude. Il est urgent de réaliser des avancées crédibles vers la désescalade. C’est pourquoi Heiko Maas discute aujourd’hui dans le cadre de l’UE de la manière de promouvoir le dialogue entre les parties concernées.

Liban : accompagner le processus de transition

Après l’effroyable explosion qui a frappé Beyrouth, l’heure est à l’aide rapide et efficace mais aussi aux réformes crédibles qui ouvrent des perspectives à long terme à la population. De nombreux citoyens et citoyennes descendent dans la rue pour demander la lumière sur les évènements ayant causé la catastrophe et pour réclamer des réformes du système proportionnel de représentation et du secteur économique et financier. Le Liban connait une grave crise économique qui a déclenché les manifestations. Le gouvernement fédéral estime également que la transparence est une condition indispensable pour toute nouvelle aide économique et financière internationale essentielle. Heiko Maas s’en est fait l’écho lors de son déplacement à Beyrouth mercredi. Au cours de la conférence internationale des donateurs pour le Liban de la semaine dernière, plus de 250 millions d’euros d’aides ont pu être collectés, dont une partie provient de fonds de l’UE. Dans un premier temps, l’Allemagne a débloqué 21,8 millions d’euros d’aide d’urgence. Heiko Maas a déclaré lors de sa visite :

Le degré de dévastation et de destruction est pratiquement inimaginable. Le Liban a besoin de réformes économiques rapides. C’est ce qu’attendent les Libanaises et les Libanais.

Lors de leur visioconférence, le chef de la diplomatie allemande et ses homologues veulent dessiner les contours d’une approche politique susceptible de soutenir une transition au Liban.

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