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Pacte européen sur la migration : « une bonne base » pour un « nouveau départ »

La question de la migration, décisive pour le sort de l’Europe

La question de la migration, décisive pour le sort de l’Europe, © dpa

25.09.2020 - Article

La présidence allemande du Conseil de l’Union européenne a salué le Pacte sur la migration et l’asile proposé mercredi 23 septembre par la Commission européenne. Berlin va engager des pourparlers avec les États membres en vue de trouver au plus vite un accord.

Le ministre allemand de l’Intérieur s’est félicité mercredi des propositions de réforme de la politique européenne sur la migration et l’asile présentées par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. C’est « une bonne base sur laquelle je vais, sans tarder, entamer des pourparlers concrets avec les Etats membres de l’Union européenne (UE) », a déclaré Horst Seehofer.

Le ministre allemand de l‘Intérieur, Horst Seehofer, a salué le Pacte sur la migration et l’asile proposé par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen
Le ministre allemand de l‘Intérieur, Horst Seehofer, a salué le Pacte sur la migration et l’asile proposé par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen© AFP/Pool

« Notre objectif, a-t-il ajouté, est de profiter des mois qui nous restent à la présidence du Conseil (de l’Union européenne, ndlr) pour nous entendre au niveau politique sur les principes de la politique migratoire et d’asile de l’UE ».

Le sujet sera donc à l’ordre du jour de la prochaine réunion des 27 ministres européens de l’Intérieur, le 8 octobre. M. Seehofer espère parvenir à un accord d’ici au mois de décembre.

Des propositions pour un nouveau départ

La question de la migration et de l’asile divise depuis plusieurs années les pays de l’UE. Les pays du sud de l’Europe, comme l’Italie, la Grèce ou l’Espagne, en première ligne pour l’accueil des demandeurs d’asile, demandent plus de solidarité européenne. Au contraire, certains pays de l’est du continent se refusent à accueillir des réfugiés sur leur sol.

A Bruxelles, Mme von der Leyen a proposé aux Etats européens un « pacte » qui se veut « juste et raisonnable ». Il établit un équilibre entre les principes de partage équitable des responsabilités et de solidarité, et mise sur des solutions pratiques et réalistes pour remédier aux impasses des procédures actuelles.

Par exemple, le pays chargé de traiter la demande d’asile ne serait plus nécessairement le pays d’arrivée du demandeur. Ce pourrait être un pays dans lequel ce dernier a de la famille, a travaillé ou fait des études, ou pour lequel il a obtenu un visa. La démographie et la situation économique des pays seraient prises en considération dans le choix du pays d’accueil. Ce dernier recevrait une dotation de 10.000€ par adulte.

Par ailleurs, un mécanisme de « solidarité obligatoire » serait institué en cas de pression migratoire sur un Etat membre. Les reconduites dans les pays d’origine seraient accélérées pour les migrants déboutés du droit d’asile. Enfin, les migrants sauvés en Méditerranée devraient être accueillis au sein de l’UE.

Une réforme « décisive pour le sort de l’Europe »

En matière migratoire, un tel « nouveau départ s’impose avec urgence », a souligné M. Seehofer. « Pour l’heure, il n’existe pas de politique migratoire européenne opérante. Les événements de Moria (le camp de réfugiés qui a brûlé sur l’île grecque de Lesbos, ndlr) viennent de nous le montrer en toute clarté. »

Or, « la politique migratoire est décisive pour le sort de l’Europe », a ajouté le ministre allemand. « L’Europe peut montrer au monde qu’elle est unie, même sur ce sujet difficile ».

A.L.

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