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Angela Merkel : « Nous devons encore travailler dur »

La chancelière fédérale Angela Merkel lors de la réunion virtuelle de la Conférence des organes parlementaires spécialisés dans les affaires de l’Union des parlements de l’Union européenne (COSAC)

La chancelière fédérale Angela Merkel lors de la réunion virtuelle de la Conférence des organes parlementaires spécialisés dans les affaires de l’Union des parlements de l’Union européenne (COSAC), © Bundesregierung/Steins

02.12.2020 - Article

Dans le cadre de la présidence allemande du Conseil de l’UE, la chancelière fédérale a pris part lundi à la réunion virtuelle de la Conférence des organes parlementaires spécialisés dans les affaires de l’Union des parlements de l’Union européenne (COSAC).

Ensemble contre le coronavirus

« La présidence est marquée par la pandémie », a constaté la chancelière fédérale Angela Merkel lundi, au début de son intervention lors de la réunion virtuelle de la Conférence des organes parlementaires spécialisés dans les affaires de l’Union des parlements de l’Union européenne (COSAC). Conformément au slogan de la présidence allemande du Conseil de l’UE « Tous ensemble pour relancer l’Europe », l’on a « appris au fil des mois à mieux se concerter pour trouver des moyens de sortir de la crise ». Si la Commission européenne n’avait jusqu’à présent qu’un rôle de coordination dans le secteur de la santé, Mme Merkel a dit souhaiter l’instauration graduelle d’une union de la santé.

« La pandémie s’accompagne cependant de terribles défaillances de nos économies », selon la chancelière, et les pays membres de l’UE devront faire face à ses conséquences économiques pendant plusieurs années. C’est pourquoi de nouveaux moyens sont nécessaires pour réagir : outre le cadre financier pluriannuel (CFP), le Conseil européen souhaite débloquer un fonds de relance (« Next Generation EU »). Angela Merkel a déclaré que réunir les conclusions du Conseil européen de juillet 2020 en un paquet budgétaire s’avérait « à peu près aussi difficile que résoudre la quadrature du cercle ». Dans le même temps, elle a mis à contribution tous les participants : « Cela n’ira pas sans un compromis, de la part de toutes les parties. »

Beaucoup de travail pour le Conseil européen en décembre

La chancelière fédérale a souligné : « Nous allons devoir travailler jusqu’au dernier jour. » Les 10 et 11 décembre se tiendra une nouvelle fois un « Conseil très important. Lors de ce Conseil, j’espère que nous prendrons à nouveau de bonnes décisions. »

Mme Merkel a cité en tout premier lieu l’accord sur des objectifs climatiques ambitieux : la Commission européenne ambitionne d’atteindre la neutralité climatique à l’horizon 2050 et de réduire les émissions de CO2 d’au moins 55 % d’ici 2030. Il appartient maintenant au Conseil européen d’en discuter. Puisqu’elle exerce la présidence du Conseil de l’UE, l’Allemagne considère qu’il lui incombe de parvenir à un accord.

Dernière ligne droite dans les négociations avec le Royaume-Uni

La chancelière a également mentionné pour autre thème de travail intensif au cours des semaines à venir les négociations sur les futures relations avec le Royaume-Uni. « Nous allons employer toutes nos forces pour la dernière étape des négociations. »

Concernant le pacte sur la migration et l’asile actuellement en discussion entre les ministres de l’Intérieur de l’UE, Angela Merkel a précisé qu’il régnait « une atmosphère constructive », mais qu’il était très difficile de réaliser des progrès en la matière.

La chancelière a en outre fait état d’une série de thèmes de politique étrangère qui joueront également un rôle central lors du sommet de décembre, parmi lesquels les relations avec la Turquie, les États-Unis ou encore la Chine. Un sommet UE-Afrique aura par ailleurs lieu sous forme virtuelle le 9 décembre, avec un nombre de participants restreint. Lundi, Mme Merkel a dit espérer que la rencontre physique pourrait se dérouler entre l’Union africaine et le Conseil européen au prochain semestre, sous la présidence portugaise du Conseil de l’UE.

La Conférence des organes parlementaires spécialisés dans les affaires de l’Union des parlements de l’Union européenne (COSAC) a été créée en 1989 à Paris. Elle réunit tous les six mois des membres des commissions pour les questions européennes des parlements de tous les États membres et du Parlement européen. C’est le parlement de l’État membre exerçant la présidence du Conseil de l’UE qui accueille la conférence. Cette dernière sert avant tout à l’échange d’informations et au retour d’expériences des députés.

© Gouvernement fédéral

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