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L’Irlande et l’Allemagne : côte à côte dans l’UE et aux Nations Unies

Heiko Maas en compagnie de son homologue irlandais

Heiko Maas en compagnie de son homologue irlandais, © Thomas Trutschel

14.12.2020 - Article

Au cours de la visite du ministre irlandais des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas passe symboliquement le « témoin » à l’Irlande comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Pour le gouvernement fédéral, une année chargée et riche en événements s’achève. Le 31 décembre, c’est pour l’Allemagne non seulement sa présidence du Conseil de l’Union européenne qui prend fin, mais aussi sa présence temporaire au Conseil de sécurité des Nations Unies. À compter du 1er janvier 2021, c’est en effet l’Irlande qui prend pour deux ans la fonction de membre non permanent.

Ces deux années au Conseil de sécurité ont été très intenses pour l’Allemagne. Elle a essayé de son mieux d’user de son influence : dans les conflits comme en Syrie, en Libye ou au Soudan, de même que sur des sujets tels que les violences sexuelles dans les conflits et le changement climatique.

Brexit : un marathon sur la dernière ligne droite ?

Aujourd’hui, Heiko Maas et Simon Coveney ont bien sûr également un échange de vues sur le Brexit. Les négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni se poursuivront mercredi après la réunion de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avec le premier ministre britannique Boris Johnson. Michel Barnier s’efforce de parvenir à un accord avec le Royaume-Uni dans des dossiers centraux. L’Allemagne se tient fermement aux côtés de l’Irlande car le Brexit affecte ce pays plus qu’aucun autre État membre. C’est également la raison pour laquelle le lien entre Berlin et Dublin est particulièrement fort dans ce dossier. Pour le ministre allemand, une chose est claire : un accord est certes difficile mais toujours possible. L’UE veut cet accord mais pas à tout prix car certains acquis, tels que l’intégrité du marché unique, ne sont pas négociables pour l’UE. Pour le cas où il n’y aurait pas d’accord, l’Allemagne et l’UE sont prêtes : la Commission a rendu public mercredi son plan d’urgence, et le gouvernement fédéral informe de son côté les citoyennes et citoyens ainsi que les entreprises des mesures nécessaires. L’essentiel est néanmoins que l’Union européenne et le Royaume-Uni restent de proches partenaires et de bons amis, avec ou sans accord. Car ils continuent d’avoir besoin l’un de l’autre et ils s’engagent tous deux à l’échelle mondiale pour la paix, la démocratie et les droits de l’homme.

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