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Conseil virtuel des Affaires étrangères : Heiko Maas assure l’Ukraine de son soutien

Conseil virtuel des Affaires étrangères

Conseil virtuel des Affaires étrangères, © Florian Gaertner/photothek.net

19.04.2021 - Article

Lors de la rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’UE, il sera également question d’Alexeï Navalny et des tensions récentes entre la Russie et la Tchéquie. Le Myanmar, l’Éthiopie et l’Indopacifique sont également à l’ordre du jour.

Dans le cadre de la réunion d’aujourd’hui entre les ministres des Affaires étrangères de l’UE, trois sujets liés à la Russie seront évoqués. En raison des rapports inquiétants concernant l’état de santé d’Alexeï Navalny, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas et ses homologues vont aujourd’hui se pencher sur son cas. Hier, le ministre allemand avait déjà déclaré : « Nous constatons avec beaucoup d’inquiétude que l’état de santé d’Alexeï Navalny continue de se détériorer. Nous demandons de toute urgence à ce qu’Alexeï Navalny reçoive un traitement médical adéquat et puisse consulter des médecins en qui il a confiance. Son droit à un accompagnement médical doit lui être garanti sans délai. » Les dirigeants des États-Unis et de l’Union européenne sont également inquiets. Une chose est sûre : la Russie est responsable de ce qui arrive à Alexeï Navalny pendant sa détention.

Le ministre des Affaires étrangères de la Tchéquie a souhaité aborder au Conseil un deuxième sujet d’actualité ayant trait à la Russie : l’explosion d’une usine de munition en Tchéquie il y a sept ans, ainsi que la question de son auteur. Le week-end dernier, le gouvernement tchèque, pour qui les services de renseignements russes sont en partie responsables de l’explosion, a expulsé dix-huit diplomates russes – ce à quoi la Russie a répondu hier soir en expulsant vingt diplomates tchèques. Les résultats provisoires d’enquête des autorités tchèques concernant les circonstances de l’explosion en 2014 ont de quoi inquiéter. L’Allemagne est solidaire de ses partenaires et amis tchèques.

Mais le sujet principal qui sera abordé aujourd’hui est le conflit dans l’est de l’Ukraine. Lors d’un entretien avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, l’UE veut encore démontrer très clairement qu’elle se tient aux côtés de son partenaire ukrainien. Il incombe à la Russie d’expliquer de toute urgence la raison pour laquelle elle a déployé des troupes à la frontière de l’Ukraine et dans le détroit de Kertch ; c’est elle qui détient le levier vers plus de coopération. Afin de résoudre le conflit, l’Ukraine a demandé le soutien de l’OSCE, un acteur également central pour l’Allemagne. Dans le même temps, l’Allemagne s’efforce avec la France, en format « Normandie », de mettre pleinement en œuvre les accords de Minsk.

Indopacifique : stratégie européenne

Le Conseil des Affaires étrangères a chargé aujourd’hui la Commission européenne d’élaborer une stratégie européenne globale pour l’Indopacifique. Pour Heiko Maas, une chose est claire : l’Asie est l’un des théâtres économiques et politiques essentiels du 21e siècle. Si l’Europe veut garder sa capacité d’action, elle doit intensifier ses relations. L’objectif est de mieux faire valoir nos intérêts européens aux côtés de nos partenaires dans la région, sur les plans économique et politique. Les réactions positives aux lignes directrices pour l’Indopacifique du gouvernement fédéral montrent que nos partenaires asiatiques et américains salueraient un rôle accru de l’Allemagne et de l’Europe sur ce dossier.

De nouvelles sanctions pour le Myanmar

La situation au Myanmar reste dramatique et le nombre de victimes civiles par la main du régime militaire augmente. C’est pourquoi le Conseil des Affaires étrangères a mis en place de nouvelles sanctions contre les militaires. Outre des listes de personnes, deux conglomérats économiques proches de l’armée ont également été soumis à des sanctions. Dans le même temps, il y a toujours des offres de dialogue, comme lors de la réunion de l’ASEAN le 24 avril prochain.

Éthiopie : le gouvernement doit agir

Concernant le conflit violent dans la région du Tigré en Éthiopie, Heiko Maas et ses homologues s’entendent sur le fait que la protection de la population civile et la fin de la violence sont prioritaires ; à cet effet, le gouvernement éthiopien doit agir d’urgence. Cela signifie concrètement que les troupes érythréennes doivent se retirer et que le dialogue politique doit être intensifié. L’annonce d’une enquête indépendante sur les violations des droits de l’homme dans le Tigré est une première étape. D’autres devront suivre.

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