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Sixième rencontre en l’espace de quatre semaines : le Conseil des affaires étrangères de l’UE reste concentré sur la guerre d’agression russe contre l’Ukraine

La ministre fédérale des Affaires étrangères Annalena Baerbock lors du Conseil des affaires étrangères à Bruxelles

La ministre fédérale des Affaires étrangères Annalena Baerbock lors du Conseil des affaires étrangères à Bruxelles, © Xander Heinl / photothek.de

21.03.2022 - Article

Lors du dernier Conseil des affaires étrangères de l’UE le 21 mars dernier, il a de nouveau été question de la solidarité européenne avec l’Ukraine, dans les paroles comme dans les actes. Les Balkans occidentaux et le Mali figuraient également à l’ordre du jour.

Alors qu’elle est encore marquée par son récent voyage à la frontière ukraino-moldave et aux Balkans occidentaux, la ministre fédérale des Affaires étrangères Annalena Baerbock s’est rendue le 21 mars à Bruxelles pour la sixième réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE en l’espace de quatre semaines. Elle a rencontré auparavant son homologue belge Sophie Wilmès, à l’occasion d’un entretien bilatéral.

La journée a commencé par une rencontre informelle des 27 ministres européens des Affaires étrangères avec leur homologue de Macédoine du Nord Bujar Osmani. La Macédoine du Nord, qui est le plus jeune membre de l’OTAN, a rapidement finalisé son intégration au sein de l’Alliance depuis 2020, elle remplit tous les critères nécessaires à l’ouverture d’une conférence d’adhésion à l’UE et elle présidera en outre l’OSCE l’année prochaine. Après le début de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine, cet État des Balkans occidentaux s’est rallié à l’ensemble des positions et des mesures de la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne.

L’ordre du jour ordinaire du Conseil des affaires étrangères de l’UE prévoyait ensuite les points suivants :

  • Le conseil devait en particulier poursuivre les consultations concernant la situation en Ukraine.
  • Des échanges informels étaient prévus par la suite avec le ministre des Affaires étrangères de la République de Moldova Nicu Popescu. Plus petit pays voisin de l’Ukraine et comptant parmi les États les plus pauvres d’Europe, la République de Moldova accueille actuellement la plus grande part de réfugiés ukrainiens en relation avec le nombre d’habitants du pays, alors qu’elle se trouve elle-même confrontée à une menace grandissante de la part de la Russie. La cheffe de la diplomatie allemande s’est rendue au Moldova le 12 mars dernier et elle y a notamment visité un centre d’accueil destiné aux réfugiés ukrainiens.
  • Lors du Conseil des affaires étrangères de l’UE, il a également été question de l’orientation future de l’engagement de l’UE au Mali et au Sahel. L’examen de l’approche européenne globale sur place s’est principalement concentré sur le renforcement prévu de la police, de la gendarmerie et de la justice dans le cadre de la mission de formation militaire de l’UE au Mali (EUTM) ainsi que de la mission civile de l’UE EUCAP Sahel Mali.

Au regard de la politique de sécurité, « plus d’UE » ne veut pas dire que nous allons diminuer notre engagement au sein de l’Alliance transatlantique

L’après-midi, l’adoption du nouveau document cadre de la politique de sécurité de l’UE, la « boussole stratégique », figurait à l’ordre du jour de la réunion au format « jumbo », réunissant ministres européens des Affaires étrangères et de la Défense. Cette boussole doit venir redéfinir la politique de sécurité et de défense de l’UE, permettant ainsi d’accélérer la réponse de l’UE dans ce domaine et de la rendre plus efficace et planifiable. À l’occasion du lancement d’un débat consacré à l’élaboration d’une stratégie de sécurité nationale, la ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock a notamment déclaré à Berlin le 18 mars dernier :

[L]’attaque de la Russie contre l’Ukraine constitue une rupture géopolitique avec des répercussions profondes sur la sécurité européenne. L’Union européenne formule actuellement, pour la première fois de manière aussi détaillée, une stratégie en matière de politique de sécurité. C’est [...] l’Allemagne, qui en a pris l’initiative il y a quelque temps. Et cette boussole stratégique, qui est désormais sur la table et que l’on va évidemment adapter, doit prendre en compte et prendra en compte les nouvelles réalités de notre continent.

En ce qui concerne la coopération entre l’Union européenne et l’OTAN, la ministre a poursuivi :

En même temps [...], cette guerre montre une fois de plus que la sécurité de l’Europe dépend de sa défense collective dans le cadre de l’OTAN. Par conséquent, la boussole stratégique doit orienter la politique de sécurité et de défense de l’UE de façon à ce qu’elle soit complémentaire de l’OTAN, consolidant et approfondissant ainsi le pilier européen de l’Alliance transatlantique. Au regard de la politique de sécurité, « plus d’UE » ne veut pas dire que nous allons diminuer notre engagement au sein de l’Alliance transatlantique. La guerre d’agression de Vladimir Poutine nous montre que nous devons continuer à faire évoluer notre défense collective. Et nos alliés – nous l’avons clairement ressenti – exigent qu’en tant que première puissance économique européenne, nous montrions l’exemple dans ce processus.

La protection de l’espace humanitaire également à l’ordre du jour

À la suite du Conseil des affaires étrangères de l’UE, la cheffe de la diplomatie allemande a pris la parole lors du Forum humanitaire européen, organisé par la présidence française du Conseil de l’UE. Le thème de ce forum ne pourrait être plus actuel au regard de la situation en Ukraine où des centaines de milliers de personnes sont privées de toute aide : la protection de l’espace humanitaire, soit l’accès à l’aide humanitaire pour atteindre les personnes en détresse et protéger en même temps les travailleurs humanitaires.


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