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Neuf pays veulent faire de la mer du Nord la première centrale verte d’Europe

Thorntonbank Wind Park, au large des côtes belges, entre Ostende et Zeebrugge

Thorntonbank Wind Park, au large des côtes belges, entre Ostende et Zeebrugge, © picture alliance / Westend61 | Markus Keller

25.04.2023 - Article

C’est un projet colossal : l’Allemagne, la France et sept autres pays européens veulent développer l’éolien en mer du Nord à grande échelle. L’objectif est de faciliter la transition vers une économie européenne neutre en carbone et compétitive.

Le chancelier allemand, Olaf Scholz, le président français, Emmanuel Macron, et leurs homologues belge, danois, néerlandais, britannique, irlandais, norvégien et luxembourgeois veulent faire de la mer du Nord la première centrale verte d’Europe. Ils ont posé les bases lundi, lors d’un sommet à Ostende (Belgique), d’un gigantesque projet commun de développement de l’éolien offshore.

Leur objectif est de parvenir à une puissance installée de 120 gigawatts (GW) à l’horizon 2030, et de 300 GW en 2050. Cela représentera dix fois plus en 2050 que les capacités installées actuellement, selon le Premier ministre belge, Alexander De Croo.

Le défi dépasse de loin les capacités de développement individuelles de chacun des pays signataires, soulignent les neuf chefs d’État et de gouvernement dans une tribune conjointe publiée par « Politico ».

Un jalon dans la transition vers une économie décarbonée

À Ostende, le sommet avait pour ambition de poser les bases de la coopération et de la coordination des politiques de développement de l’éolien offshore. Les neuf pays souhaitent déployer des fermes éoliennes et un réseau électrique commun, interconnecté en mer du Nord. Ils entendent également bâtir des chaînes industrielles et des projets d’hydrogène vert. Cet ensemble de projet constituerait un jalon dans la transition vers une économie européenne décarbonée et compétitive.

« Les connexions énergétiques sont les artères vitales de l’Europe », a ainsi souligné M. Scholz. « Voilà longtemps que nous ne produisons plus de l’énergie uniquement pour nous-mêmes, mais aussi pour nos voisins, dans un sens comme dans l’autre ».

« Nous voulons parvenir à une économie neutre en carbone à l’horizon 2045 », a ajouté le chancelier. Cela veut dire « produire notre énergie à partir des énergies éolienne, solaire et biomasse tout en renonçant aux énergies fossiles pour protéger le climat. L’énergie éolienne en mer recèle un important potentiel pour ce faire. Et avec la mer du Nord, nous disposons d’une centrale énergétique presque à notre porte. »

« Il est central que nous coopérions »

Le projet de centrale éolienne en mer du Nord doit aider les pays participants à atteindre plusieurs buts simultanément : atteindre leurs objectifs climatiques, soutenir la compétitivité de l’économie européenne et garantir leur indépendance européenne à l’égard du gaz russe.

Olaf Scholz l’a rappelé : « les mois qui viennent de s’écouler ont magistralement illustré à quel point il est central que nous coopérions sur les questions énergétiques au sein de l’Europe ».

Un premier sommet avait déjà réuni le Danemark, la Belgique et les Pays-Bas dans le port danois d’Esbjerg en mai 2022.

A.L.

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