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Angela Merkel loue le rôle des syndicats

La chancelière Angela Merkel en visite dans l’usine de batteries Accumotive, filiale de Daimler, en 2017

La chancelière Angela Merkel en visite dans l’usine de batteries Accumotive, filiale de Daimler, en 2017, © dpa-Zentralbild

13.01.2020 - Article

La chancelière rencontre cette semaine les dirigeants des syndicats du DGB (Confédération allemande des syndicats).

Avant une réunion annuelle de concertation avec les dirigeants de la Confédération allemande des syndicats (DGB) et de ses différentes fédérations, mercredi 15 janvier, la chancelière Angela Merkel a réaffirmé sa volonté de préserver en Allemagne un dialogue social et des syndicats forts.

« Renforcer la couverture des salariés par des conventions collectives est l’un des devoirs auxquels je me sens tenue », a-t-elle déclaré samedi dans un message vidéo. « C’est ainsi que les entreprises et les représentants des salariés fixent les conditions de travail de la manière la plus fiable ».

La chancelière a aussi défendu la cogestion à l’allemande. Elle est parfois mise « sous pression aujourd’hui, par exemple au sein de l’Union européenne ». « Nous veillons, pour toute réglementation européenne, à ce qu’elle n’aille pas dans le sens d’un affaiblissement [de la cogestion] en cas de délocalisation du siège de l’entreprise », a-t-elle souligné.

Les syndicats sont des « acteurs du partenariat social » qui est un « élément clé de l’économie sociale de marché », a rappelé Angela Merkel. Ils ont « une importance constitutive » pour la bonne marche de l’économie. Ils ont montré leur capacité à trouver des solutions « pragmatiques, hors des sentiers battus » avec les responsables politiques, par exemple lors de la crise de 2009-2010. Le succès du modèle allemand tient ainsi en partie au fait que « les partenaires sociaux portent ensemble la responsabilité de la réussite et de la prospérité économiques ».  

Défis

Or, aujourd’hui comme hier, les défis ne manquent pas. Le changement climatique créé par l’activité humaine  « signifie qu’il nous faut transformer notre économie de fond en comble », a souligné Angela Merkel. « De nouvelles technologies, économes en carbone, vont se développer ». « D’un autre côté, la sortie du charbon à l’horizon 2038 au plus tard » va « générer de profonds bouleversements dans la structure de l’emploi » et créer d’importants besoins de formation. Enfin, les mutations liées à la révolution numérique « bouleversent les manières de travailler et les modèles économiques ».

Le secteur automobile est déjà le témoin de toutes ces discussions stratégiques. Elles seront à l’ordre du jour du tour de table de mercredi aux côtés de sujets plus « classiques » tels que l’évolution des conditions de travail, les incertitudes sur la scène internationale et le ralentissement de la croissance.

A.L.

Le message de la chancelière en format vidéo, audio ou texte (en allemand)

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