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Les start-up allemandes séduisent les investisseurs

Les start-up allemandes attirent plus que jamais les investisseurs, selon le cabinet de conseil Ernst&Young.

Les start-up allemandes attirent plus que jamais les investisseurs, selon le cabinet de conseil Ernst&Young. , © picture alliance / dpa Themendienst

16.01.2020 - Article

Elles ont attiré plus de six milliards d’euros de capitaux en 2019. Un record.

Les start-up allemandes ont enregistré l’an dernier des levées de fonds record de 6,2 milliards d’euros, selon le baromètre Ernst&Young (EY). Le chiffre est en hausse d’un tiers par rapport à 2018.

« Le bond se poursuit », constate Hubert Barth, directeur de la filiale allemande du cabinet de conseil britannique. « Le record s’explique surtout par quelques très gros investissements venus principalement de l’étranger ».

« Il y a beaucoup de liquidités sur le marché, et la tendance est à la hausse », ajoute-t-il. « De puissants investisseurs, principalement des multinationales américaines, britanniques et asiatiques, sont intéressés par les transactions de très grande ampleur. Cela s’explique pour partie par le caractère encore relativement raisonnable des valorisations en Europe par rapport à la Silicon Valley. » Les investisseurs allemands sont également très actifs. Certains ont créé de nouveaux fonds.

Autre bonne nouvelle, le nombre de transactions est en hausse (+13%). Un plus grand nombre de start-up allemandes a ainsi pu bénéficier de la manne financière offerte par les investisseurs. C’est notamment le cas des plus jeunes de ces entreprises. Le nombre de transactions de moins de cinq millions d’euros, destinées aux entreprises en phase de création, est en forte croissance (+27%). À l’autre bout du spectre, les très grosses transactions (plus de 100 millions d’euros) ont doublé : EY en a recensé 13, contre six en 2018.

Berlin en tête, Munich en embuscade

D’un point de vue géographique, les start-up berlinoises se taillent toujours la part du lion. Elles ont encore attiré l’an dernier près de 60% des capitaux, soit près de 3,7 milliards d’euros (+41%). Berlin devance Munich et la Bavière (1,55 milliard d’euros). Mais la métropole du sud de l’Allemagne affiche la plus forte hausse annuelle (+93%). Elle devance la Rhénanie-du-Nord-Westphalie (268 millions, +10%) et le Bade-Wurtemberg (209 millions d’euros, soit trois fois plus qu’en 2018).

De fait, Munich a décroché l’année dernière le plus gros financement jamais obtenu par une start-up allemande. L’entreprise de transports FlixMobility, a touché plus de 500 millions d’euros d’investissements, selon les médias. Elle a devancé le voyagiste berlinois GetYourGuide  (428 millions) et la plateforme de location de véhicules d’occasion berlinoise Frontier Car Group (361 millions).

 

« Berlin continue de dominer l’univers des start-up, et elle va rester à l’international le principal phare en Allemagne », constate Peter Lennartz, partenaire chez EY. « Mais la Bavière, avec Munich comme capitale, est en phase de rattrapage rapide depuis quelques années grâce son excellence dans le domaine de la high-tech. Elle s’est établie comme deuxième site allemand reconnu à l’international ».

Par rapport à 2018, EY constate une dernière évolution, sectorielle. Le commerce en ligne n’est plus leader en termes de volume d’investissements. On trouve désormais sur le podium les secteurs des transports (1,6 milliard d’euros), des Fin Tech (1,3 milliard) et des logiciels (1,2 milliards). Le commerce en ligne est à la quatrième place avec 730 millions d’euros récoltés.

A.L.

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