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Le commerce et l’innovation pour nourrir la planète

Le 12e Forum mondial pour l'alimentation et l'agriculture, qui vient de se tenir à Berlin, avait pour thème De la nourriture pour tous - diversifiée, sûre et durable

Le 12e Forum mondial pour l'alimentation et l'agriculture, qui vient de se tenir à Berlin, avait pour thème « De la nourriture pour tous - diversifiée, sûre et durable », © dpa

22.01.2020 - Article

Comment nourrir une population mondiale en forte croissance à l’heure du réchauffement climatique ? C’était le principal enjeu du 12e Forum mondial pour l’alimentation et l’agriculture (GFFA) qui s’est tenu à Berlin, du 16 au 18 janvier.

2,6 milliards d’êtres humains en 1950, 7,7 milliards aujourd’hui, 9,7 milliards en 2050 selon les projections. Comment leur garantir une alimentation diversifiée, sûre et durable ? Et ce, à l’heure où le réchauffement climatique menace les rendements agricoles ? C’était le thème du 12e Forum mondial sur l’alimentation et l’agriculture (GFFA). Il a réuni il y a quelques jours plus de 2.000 experts et les ministres de plus de 70 pays dans le cadre de la Semaine verte internationale de Berlin (17-26 janvier). Il s’est achevé sur un constat : les solutions existent.

La première réside dans le commerce. Les participants ont réaffirmé les vertus des échanges agricoles internationaux dans le communiqué final de la réunion. Ils permettent « de créer un équilibre entre les produits alimentaires disponibles dans les différentes régions du monde, d’exploiter les ressources de manière durable et adaptée aux conditions locales et de veiller à créer une offre alimentaire sûre, saine et diversifiée », a souligné la ministre allemande de l’Alimentation et de l’Agriculture, Julia Klöckner.

Les ministres se sont engagés à promouvoir ces échanges en réduisant les barrières commerciales et en développant des normes internationales. Mais ils se sont engagés à le faire de manière durable. Les gains générés doivent, par exemple, profiter à toutes les classes sociales. Les petits producteurs être soutenus en matière de gestion des risques. Et l’intégration des chaînes de valeur locales, régionales et mondiales progressera.

Berlin, vitrine de l’innovation agricole

Il existe, toutefois, une deuxième piste prometteuse. C’est celle de l’innovation. Le forum berlinois a permis de la toucher du doigt au sens propre, car il s’accompagnait d’une bourse de l’innovation.

Le bien-être animal était l'un des thèmes phares du Forum mondial pour l'alimentation et l'agriculture qui s'est déroulé il y a quelques jours à Berlin
Le bien-être animal était l'un des thèmes phares du Forum mondial pour l'alimentation et l'agriculture qui s'est déroulé il y a quelques jours à Berlin© www.picturedesk.com

Dans cette vitrine agricole et technologique, on pouvait, par exemple, découvrir un capteur permettant d’améliorer la surveillance sanitaire des vaches laitières. Développé par une société de Potsdam (Brandebourg), il se présente sous la forme d’une boîte cylindrique de 15 cm de longueur. L’animal l’ingère et l’éleveur est informé en direct de l’état de sa panse via son smartphone.

« L’ingestion de l’appareil est comparable pour un être humain à celle d’un Tic-tac », prend soin de souligner à Berlin la représentante du produit. Il s’agit d’un procédé mini-invasif et sans douleur. Mais il a l’avantage de permettre un diagnostic plus rapide d’éventuelles maladies que l’analyse du lait. Il réduit ainsi la prise d’antibiotiques. Il permet aussi de mieux comprendre les cycles de fécondité de l’animal qui voit ainsi son bien-être amélioré.

De fait, le bien-être animal est à Berlin l’une des grandes tendances de la Semaine verte et du GFFA. Il faut dire que le savoir-faire allemand est apprécié jusqu’en Chine en la matière. Allemands et Chinois ont ainsi mis sur pied, avec le soutien du ministère allemand de l’Éducation et de la Recherche, un programme de formation des éleveurs de porcs chinois. Ces derniers ne voient naître que 16 porcelets par truie en moyenne, contre 30 en Allemagne. L’écart s’explique essentiellement par de meilleures conditions d’élevage chez les exploitants allemands.

A.L.

Plus d’informations (en allemand et anglais)

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