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Le PIB allemand en recul de 2,2 % au premier trimestre

La quasi mise à l’arrêt de l’économie se lit déjà en lettres capitales dans les statistiques

La quasi mise à l’arrêt de l’économie se lit déjà en lettres capitales dans les statistiques, © blickwinkel

19.05.2020 - Article

La crise du coronavirus a fortement affecté l’économie allemande, constate l’Office fédéral des statistiques.

Elle n’a débuté qu’en mars. Mais son impact se lit déjà en gros caractères dans les statistiques. La crise du coronavirus a provoqué en Allemagne la plus forte baisse du PIB (produit intérieur brut) depuis la crise financière et économique de 2008/2009. Selon l’Office fédéral des statistiques, le PIB allemand s’est contracté de 2,2 % au premier trimestre. Il est en recul de 1,9 % sur un an. 

Les statisticiens expliquent cette baisse par la nette inflexion des dépenses de consommation privées et par la forte diminution des investissements d’équipement (machines, outils, véhicules). Les exportations et les importations sont également en baisse. A contrario, les dépenses de l’État et les investissements dans le secteur du bâtiment ont exercé un effet stabilisateur. Ils ont empêché un plongeon plus important de l’activité. 

Le marché de l’emploi a été moins affecté en apparence. Au premier trimestre, le nombre d’actifs (près de 45 millions) reste en hausse de 0,3 % sur un an. Mais il s’agit de sa plus faible augmentation depuis dix ans. Et les salariés en activité partielle (plus de 10 millions à la fin avril) sont comptabilisés parmi les actifs.

Relance nationale et européenne

Le gouvernement allemand table sur un redémarrage progressif de l’activité au second semestre. Mais il s’attend pour l’année 2020 à assister à la plus forte récession depuis la crise de 2008/2009, avec une baisse du PIB de l’ordre de 6,3 % (contre -5,7 % en 2009).

« Nous allons nous concerter sur un programme de relance, et nous allons mettre en œuvre des réformes structurelles », a annoncé le ministre allemand de l’Économie et de l’Énergie, Peter Altmaier. « Notre action comprendra des impulsions ciblées à l’investissement par le biais de règles d’amortissement simplifiées et d’allègements fiscaux ». Il y aura aussi « des impulsions à la consommation privée », « des mesures de réduction de la bureaucratie, ainsi qu’une accélération des procédures d’autorisation ».

« Nous aurons aussi besoin de nouvelles mesures pour les entreprises les plus durement frappées par la crise », a-t-il ajouté. « Et simultanément, il nous faudra une feuille de route pour pouvoir rapidement surmonter la crise et revenir sur un sentier de croissance ».

La relance ne se cantonnera pas à des mesures nationales. Lundi, la chancelière Angela Merkel et le président français, Emmanuel Macron, ont présenté « une initiative franco-allemande concernant le redressement économique de l'Europe ».

A.L.

Plus d’informations : 

Office fédéral des Statistiques (en allemand)


 

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