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Marché du travail : l’embellie se poursuit

Le marché du travail allemand a connu en juin une très nette embellie saisonnière. La crise sanitaire reste toutefois à l'origine d'un surcroît d'environ 400.000 demandeurs d'emploi.

Le marché du travail allemand a connu en juin une très nette embellie saisonnière. La crise sanitaire reste toutefois à l'origine d'un surcroît d'environ 400.000 demandeurs d'emploi., © picture alliance/dpa | Daniel Reinhardt

02.07.2021 - Article

La levée des restrictions sanitaires a réveillé le travail allemand. La courbe du chômage reste nettement orientée à la baisse au mois de juin, et les offres d’emploi abondent. Certains salariés cherchent toutefois à changer de secteur.

Après un gel de plusieurs mois dû aux restrictions sanitaires, l’activité économique a repris des couleurs au printemps et entraîné dans son sillage une nette embellie sur le marché de l’emploi. Selon l’Agence fédérale pour l’emploi (BA), l’Allemagne comptait 2,614 millions de chômeurs au mois de juin. C’est 73.000 de moins qu’en mai (38.000 de moins en données corrigées des variations saisonnières), et 239.000 de moins qu’il y a un an. Le taux de chômage s’élève à 5,7 %. Il est en baisse de 0,2 point sur un mois.

L’embellie du printemps s’accélère

Il s’agit de « la baisse du chômage la plus importante depuis dix ans pour un mois de juin », se félicite le ministre allemand du Travail, Hubertus Heil. « La forte embellie » observée depuis mai « se poursuit », renchérit Detlev Scheele, directeur de la BA. « Le chômage et l’activité partielle sont en net reflux. Les entreprises recourent de moins en moins à l’activité partielle. Elles recherchent de nouveaux collaborateurs. »

De fait, le régime de l’activité partielle ne concernait plus que 2,34 millions de salariés au mois d’avril, selon les derniers chiffres disponibles. C’est 13 % de moins qu’en mars et plus de 2,5 fois moins qu’au moment du pic d’avril 2020. Mais cela ne signifie pas que la crise appartienne au passé. La pandémie a laissé des traces, constate la BA. Sans le coronavirus, l’Allemagne compterait 400.000 chômeurs de moins. Son taux de chômage ne serait que de 4,8 %.

Reste que l’atmosphère est clairement à l’optimisme. Si les « petits boulots » ont été les principales victimes de la crise, le nombre d’emplois salariés pleinement soumis aux charges sociales (33,7 millions) a presque retrouvé son niveau d’avant la pandémie.

Recrutement dans (presque) tous les secteurs

L'emploi est en plein redémarrage en Allemagne. Presque tous les secteurs embauchent
L'emploi est en plein redémarrage en Allemagne. Presque tous les secteurs embauchent© picture alliance / Klaus Ohlenschläger | Klaus Ohlenschläger

Par ailleurs, l’Allemagne connaît une vague de recrutements. La BA a comptabilisé 693.000 offres d’emploi en juin. C’est 6 % de plus qu’en mai et 22 % de plus qu’en avril 2020. L’indice BA-X, baromètre de la demande de nouveaux collaborateurs en Allemagne, a retrouvé son niveau de mars 2020 pour la première fois depuis le début de la crise. Il est en hausse de cinq points sur un mois et de 23 % par rapport à juin 2020.

Cet essor concerne presque tous les secteurs. Le nombre d’emplois à pourvoir est très supérieur à son niveau de juin 2020 dans l’industrie manufacturière, l’hôtellerie-restauration, le secteur de l’information et de la communication, analyse la BA. Il est aussi en hausse dans les services qualifiés aux entreprises, le commerce et les transports. Seuls les services publics affichent de moindres besoins en personnel.

Le dernier baromètre de l’emploi de l’institut Ifo confirme ces constats. « Les réouvertures [de magasins] et l’essor de l’industrie attisent la demande de nouveaux collaborateurs », relève-t-il. La construction mécanique et l’électronique recrutent à tours de bras. Mais les services à la personne, le commerce et, dans une moindre mesure, le bâtiment sont également en quête d’effectifs.

Detlev Scheele s’attend à ce que l’embellie soit durable. Elle devrait se poursuivre à l’automne, dit-il. Tous les secteurs ne sont toutefois pas logés à la même enseigne. Car beaucoup de salariés ont profité des confinements pour changer de voie. Un cas fréquent est celui d’employés de la restauration qui se sont reconvertis dans la santé ou l’informatique, considérés comme des secteurs offrant de meilleures perspectives d’avenir. 42 % des restaurateurs disent avoir du mal à recruter les effectifs dont ils ont besoin, selon la Fédération allemande de l’hôtellerie-restauration.
A.L.

Plus d’informations :

Agence fédérale pour l'emploi (BA) (en allemand)

Ministère allemand du Travail et des Affaires sociales (en allemand)

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