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Ukraine : l’économie allemande solidaire

Volkswagen a stoppé sa production et ses ventes en Russie.

Volkswagen a stoppé sa production et ses ventes en Russie., © picture alliance / abaca | Radek Petrasek

07.03.2022 - Article

Selon le ministre fédéral de l’Economie, Robert Habeck, « les conséquences de la guerre en Ukraine pour les entreprises allemandes sont nettement prévisibles. Elles se ressentent, pour partie, déjà ». Le gouvernement annonce un dispositif de crédit pour les sociétés concernées.

L’Allemagne espérait une reprise vigoureuse après la pandémie. La guerre en Ukraine et les sanctions contre la Russie pourraient contrarier les attentes. « Les conséquences de la guerre en Ukraine pour les entreprises allemandes sont nettement prévisibles », a affirmé le ministre allemand de l’Economie, Robert Habeck. « Elles se ressentent, pour partie, déjà ». Mais cela n’entame pas la solidarité des entreprises allemandes avec l’Ukraine.

Le ministre a réuni la semaine dernière les représentants de plusieurs secteurs. Toutes les entreprises avec lesquelles il a parlé le lui ont confirmé : elles soutiennent intégralement les sanctions malgré leurs conséquences.

Plusieurs constructeurs allemands ont, par ailleurs, fait savoir qu’ils réduisaient, gelaient ou supprimaient immédiatement leurs activités en Russie. Volkswagen a stoppé ses exportations vers la fédération, et suspendu sine die la production sur ses sites russes de Kalouga et de Nijni Novgorod. Le constructeur de Wolfsburg a également gelé la vente des véhicules sortis de ses chaînes de montage.

De son côté, Daimler Truck a arrêté ses activités en Russie et sa coopération avec le constructeur russe Kamaz. Mercedes-Benz et BMW ont gelé la production et les exportations. Mercedes-Benz entend aussi vendre sa participation au sein de Kamaz.

Selon M. Habeck, sur les 20 milliards d’euros investis par les entreprises allemandes en Russie, 7,4 milliards sont couverts par une garantie d’investissement. Quant aux exportations, elles sont assurées par des cautions étatiques Hermès à hauteur de 11 milliards d’euros.

Programme de crédit

Pour aider les entreprises affectées, le gouvernement allemand va, en outre, élaborer un programme de crédits, a annoncé le ministre. Ces prêts seraient octroyés via la banque publique KfW, sur le modèle des aides déployées face à la pandémie. Le projet est en cours de concertation au niveau interministériel.

Dépendance aux importations de pétrole et de gaz

Reste le problème des importations de gaz et de pétrole russe. L’Allemagne en demeure très dépendante, a reconnu M. Habeck. Selon l’Office fédéral des statistiques (destatis), elles ont représenté près de 59 % des importations allemandes en provenance de Russie en 2021, soit une facture de 19,4 milliards d’euros (voir ci-dessous). 26,7 % des importations allemandes de pétrole et de gaz viennent de la fédération, selon destatis.

Cette situation ne peut être modifiée à court terme, a admis le ministre. Il souhaite toutefois diversifier les voies d’approvisionnement.

Quant à la hausse des prix de l’énergie, M. Habeck s’est voulu rassurant. Il faut s’attendre à ce que les prix augmentent, a-t-il dit. Mais, la période de forte hausse ne devrait pas durer.

A.L.

En savoir plus :

Gouvernement fédéral (en allemand)

Office fédéral des statistiques (destatis) : les chiffres du commerce Allemagne-Russie (allemand/ anglais)

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