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La coalition s’accorde sur une retraite de base

Vers une pension minimale pour les retraités allemands modestes

Vers une pension minimale pour les retraités allemands modestes, © Geisler-Fotopress

12.11.2019 - Article

Les dirigeants des Unions chrétiennes (CDU/CSU) et du Parti social-démocrate (SPD) ont trouvé un terrain d’entente sur ce sujet considéré comme crucial pour la poursuite de la coalition.

La retraite de base sera. C’est une bonne nouvelle pour 1,2 à 1,5 million de retraités modestes. Ils pourront compter, à partir de 2021, sur un revenu minimal jusqu’à un revenu de 1.250 € pour une personne seule et de 1.950 € pour un couple. Mais c’est aussi une bonne nouvelle pour la coalition. Les Union chrétiennes (CDU/CSU) et le Parti social-démocrate (SPD) viennent d’écarter une pomme de discorde qui menaçait la poursuite de leur alliance.

La période est, en effet, particulière pour la Grande coalition d’Angela Merkel. La chancelière et ses ministres sont en train de dresser leur bilan de mi-mandat. Ils s’y étaient engagés en février 2018 devant les hésitations du SPD à entrer au gouvernement. Or, le SPD réunit son congrès annuel au début du mois de décembre, et il devra alors décider s’il reste à bord ou non. Les mesures gouvernementales portant sa signature seront autant d’arguments en faveur de la poursuite de la coalition. La mise en œuvre du projet de retraite de base est considérée comme particulièrement importante.

Compromis

L’idée consiste à prévenir la pauvreté chez les seniors en offrant un revenu minimal à tous les retraités. Elle s’adresse aux pensionnés les plus modestes, à ceux qui peinent à joindre les deux bouts malgré une vie de labeur. Le principe ne pose pas de problème mais les modalités d’octroi font débat.

Faut-il fixer des conditions au bénéficie de cette nouvelle prestation ? Telle est la question, discutée depuis plusieurs mois. Non, répondait le SPD. Il s’agit d’une mesure sociale, mais il en va également de la reconnaissance d’une vie de travail, plaidait le ministre allemand du Travail et des Affaires sociales, Hubertus Heil (SPD), auteur du projet de loi présenté en mai dernier. Oui, jugeaient à l’inverse les Unions chrétiennes. La CDU et la CSU réclamaient un « examen des besoins » de la personne pour limiter le cercle des bénéficiaires et le coût de la mesure pour la collectivité.

L’annonce du compromis, dimanche, à la chancellerie
L’annonce du compromis, dimanche, à la chancellerie© ZB

Un compromis a été trouvé dimanche. Il prévoit un examen non pas des « besoins » mais la fixation d’un revenu maximum (1.250 € pour une personne seule et 1.950 € pour un couple en additionnant la retraite minimum, la pension et les revenus financiers). Il faudra, pour en bénéficier, également justifier d’au moins 35 années de cotisations. Les petits revenus seront, par ailleurs, davantage incités à souscrire une retraite complémentaire.

Le compromis comporte aussi un second volet. Il est composé de deux mesures favorables aux entreprises, et notamment aux PME : une baisse des cotisations à l’assurance chômage (pour passer de 2,5 % à 2,4 % en 2022) et la création d’un fonds de participation pour l’investissement dans les technologies d’avenir de 10 milliards d’euros.

A.L.

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