Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères

Retraite : un pécule de départ pour chaque enfant ?

En Allemagne aussi, l’avenir des retraites fait débat. Le parti conservateur CSU propose de doter chaque enfant ou adolescent d’un capital à placer pour ses vieux jours

En Allemagne aussi, l’avenir des retraites fait débat. Le parti conservateur CSU propose de doter chaque enfant ou adolescent d’un capital à placer pour ses vieux jours, © picture alliance / reality

08.01.2020 - Article

En Allemagne aussi, l’avenir des retraites fait débat. Alors qu’une commission planche sur l’après 2025, les propositions fusent. L’Union chrétienne-sociale (CSU) formule une proposition originale.

« Fini le conflit de générations, vive la justice » : la proposition vise sans détour le cœur du problème. À l’heure où l’Allemagne s’interroge sur la situation de ses retraités d’ici dix à vingt ans, les députés du groupe parlementaire de l’Union chrétienne-sociale (CSU) ont décidé de sortir des sentiers battus pour mettre les jeunes générations à l’abri de la pauvreté du troisième âge. Les partenaires de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et du Parti social-démocrate (SPD) au gouvernement proposent d’offrir à chaque enfant un « pécule de départ ».

100 € par mois de 0 à 18 ans

L’idée a été officiellement présentée lundi lors d’un séminaire de groupe organisé au couvent bavarois de Seeon. Les députés chrétiens-sociaux veulent verser aux enfants et aux adolescents une enveloppe de 100 € par mois jusqu’à leur majorité. Cet argent serait immédiatement versé dans un fonds de pension, créé pour la jeune génération et axé sur le rendement. La jeune génération en toucherait les dividendes une fois à la retraite, dans quelques décennies.

Il s’agirait ni plus, ni moins, précisent les députés, d’ajouter un « quatrième pilier » au système de retraite allemand. Celui-ci en compte actuellement trois : un régime public par répartition (gesetzliche Rente), des retraites complémentaires (individuelles ou d’entreprise) financées par capitalisation et des produits d’épargne et placements individuels.

Les députés chrétiens-sociaux ne sont toutefois pas les seuls à réfléchir à l’avenir des retraites. Presque au même moment, le nouveau co-président du SPD, Norbert Walter-Borjans, a dessiné une autre piste possible.

Plutôt que de miser sur la capitalisation, il suggère de mettre davantage à contribution les hauts revenus en supprimant le plafond de cotisation dont ils bénéficient dans le cadre du régime public par répartition. Selon le quotidien « Frankfurter Allgemeine Zeitung », ces revenus ne paient plus de cotisations (au taux de 18,6 %) au-delà d’un revenu de 6.900 € par mois à l’ouest et de 6.450 € à l’est. M. Walter-Borjans souhaiterait soumettre ces revenus aux cotisations dans leur intégralité et prélever des cotisations sur les revenus du capital.

La commission allemande sur l’avenir des retraites au-delà de 2025 doit rendre ses conclusions au mois de mars. Affaire à suivre.

A.L.

Retour en haut de page