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Le confinement a modifié les habitudes alimentaires des Allemands

Les Allemands mangent moins de viande, selon un rapport. Et ils cuisinent davantage depuis le confinement

Les Allemands mangent moins de viande, selon un rapport. Et ils cuisinent davantage depuis le confinement, © dpa-tmn

02.06.2020 - Article

Moins de viande, plus de produits locaux et plus de temps passé à cuisiner : les Allemands évoluent vers un rapport plus conscient à l’alimentation, révèle une enquête.

Les circuits courts, gagnants de l’épidémie de Covid-19 ? En Allemagne aussi, la population a profité du confinement pour revoir ses habitudes alimentaires et se tourner vers une alimentation plus locale. 83 % des Allemands attachent aujourd’hui de l’importance à l’origine locale des produits qu’ils consomment, révèle une enquête Forsa pour le ministère allemand de l’Alimentation et de l’Agriculture. Simultanément, 39 % affirment que l’agriculture a plus d’importance à leurs yeux qu’avant le confinement.

« La crise du coronavirus a modifié le quotidien alimentaire des Allemands », constate la ministre, Julia Klöckner. « On a vu émerger une attention plus consciente aux produits alimentaires, ainsi qu’à ceux qui les produisent. »

Plus de produits frais et locaux

De fait, pendant le confinement, 30 % des sondés se sont mis plus souvent aux fourneaux. 28 % ont eu plus d’occasions de s’asseoir autour d’une table avec les membres de leur foyer. Et 21 % ont davantage cuisiné à plusieurs.

Ces changements ont eu des conséquences palpables. Ainsi, 20 % des sondés disent avoir  cuisiné plus de produits frais. 25 % ont réduit leur consommation de produits préparés. Et plus de 80 % ont veillé à acheter des produits de leur région, principalement des fruits et légumes (88 %), des produits laitiers (87 %), du pain (84 %) ou des viandes et charcuteries (80 %).

Ces évolutions seront-elles durables ? « Il faut pérenniser la considération nouvelle » de la population envers l’alimentation et les producteurs, exhorte Julia Klöckner. La ministre peut avoir confiance. Ce sondage ne fait, en effet, que confirmer les résultats du rapport annuel sur l’alimentation que publie par ailleurs son ministère. Le confinement a, semble-t-il, surtout accéléré la tendance.

Moins de viande et plus de qualité

Selon ce rapport, en effet, les Allemands se nourrissent de plus en plus sainement. Leur consommation de viande est un bon indicateur : elle a chuté. 34 % en mangeaient tous les jours en 2015. Ils ne sont plus que 26 %. A l’inverse, les fruits et les légumes sont plébiscités. Ils sont consommés quotidiennement par 70 %

Reflet des nouvelles habitudes alimentaires, plus de la moitié des sondés se reconnaissent aujourd’hui dans le néologisme « flexitarien » (ils mangent de la viande, mais peuvent y renoncer à l’occasion). Ils sont également plus attentifs à la qualité et au bien-être animal. 45 % se disent en théorie prêts à payer le kilo de viande jusqu’à 15 euros de plus. Et 86 % approuvent la baisse de la quantité de sucre dans les produits industriels, quitte à faire un sacrifice en termes de goût.

Qui sait ? Le confinement sera peut-être pour certains un déclic ? Car la cuisine est une passion allemande (73 % des Allemands disent aimer la faire). Mais jusqu’à présent, seuls 39 % trouvaient le temps de cuisiner tous les jours et 40 % deux à trois fois par semaine.

A.L.

Plus d’informations :

Ministère fédéral de l’Alimentation et de l’Agriculture (en allemand)


 

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