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Bilan positif pour l’intégration des réfugiés

Cinq ans après la vague de 2015, l’intégration des réfugiés a beaucoup progressé en Allemagne

Cinq ans après la vague de 2015, l’intégration des réfugiés a beaucoup progressé en Allemagne, © dpa

08.09.2020 - Article

Cinq ans après l’arrivée d’une vague d’un million de réfugiés en Allemagne, leur intégration est en bonne voie, selon une étude.

« Wir schaffen das ». « Nous y arriverons ». La phrase prononcée par la chancelière Angela Merkel lors de l’afflux d’un million de réfugiés en Allemagne, en 2015, avait fait le tour du monde. Qu’en est-il cinq ans plus tard ? Selon une étude de l’institut DIW auprès des réfugiés arrivés entre 2013 et 2016, l’intégration a bien progressé. Le bilan est positif.

Plus de 80 % des enfants et des adolescents de familles réfugiées disent se sentir bien à l’école, montrent les auteurs. À douze ans, ils sont plus de 90 % à parler allemand avec leurs camarades. Seul bémol, ils participent moins que ces derniers à des activités extra-scolaires (clubs de sport, etc.)

Insertion professionnelle

L’intégration est aussi un succès chez les adultes. Environ un tiers des réfugiés ont trouvé un emploi stable, conformément à leurs attentes. 11 % se sont insérés sur le marché de l’emploi sans s’y attendre vraiment. Mais un tiers sont déçus de ne pas trouver de travail. Il faut dire, note l’étude, que les réfugiés, pour la plupart des Syriens, sont arrivés en Allemagne avec des attentes élevées en matière d’emploi. En 2016, les deux tiers d’entre eux s’attendaient à trouver un travail dans les deux ans.

Si l’insertion professionnelle des réfugiés est globalement un succès, c’est en partie grâce à leur niveau d’études. Environ les trois quarts des Syriens arrivés lors de la vague de 2015 appartenaient dans leur pays d’origine à la moitié la plus qualifiée de la société. Ils ont pu rapidement déployer leurs compétences en Allemagne. Et ce, d’autant plus que leur niveau de formation leur a permis d’apprendre plus vite la langue allemande et qu’ils étaient en meilleure santé, note l’étude.

La situation des femmes nuance toutefois ce bilan. Souvent mères de jeunes enfants, les réfugiées sont encore nombreuses à ne pas travailler. Quel que soit le domaine, il ne faut pas relâcher les efforts en faveur de l’intégration des réfugiés, soulignent les auteurs de l’étude.

Cela n’empêche toutefois pas ces mères de famille de rencontrer d’autres parents d’élèves à la sortie de l’école ou de la crèche, ni de s’intégrer. Parfois même, cela les encourage à se mettre en quête d’un emploi.

Les contacts personnels, premiers leviers d’intégration

Pour finir, un constat émerge : ce n’est pas tant l’emploi qui stimule l’intégration des réfugiés, comme on s’y attendait, mais plus encore les contacts directs avec la population allemande. Près de la moitié des réfugiés interrogés entretiennent des relations de voisinage ou d’amitié avec des Allemands. Et ceux qui vivent dans des quartiers d’habitation s’intègrent mieux que ceux qui vivent dans des foyers.

Tout cela conduit à une nette baisse des tensions au sein de la société. La question de l’immigration préoccupe bien moins les Allemands qu’il y a quelques années. 32 % s’en inquiétaient « beaucoup » en 2018, contre 46 % en 2016.

A.L.

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