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Relations transatlantiques : présentation de l’étude « Berlin Pulse » au Forum de Berlin sur la politique étrangère

Le Forum de Berlin sur la politique étrangère, Fondation Körber

 Le Forum de Berlin sur la politique étrangère, Fondation Körber, © David Ausserhofer

26.11.2020 - Article

Après les élections américaines, 78 % des Allemands s’attendent à une normalisation des relations transatlantiques et une majorité d’entre eux considère le thème des réfugiés et de la migration comme le principal défi de politique étrangère.

Comment se positionnent les Allemands sur les questions de politique étrangère ? À quel point s’intéressent-ils aux évolutions mondiales et qu’attendent-ils de la politique ? La Fondation Körber (Hambourg) et le Pew Research Center explorent ces questions depuis 2017 dans leur étude « Berlin Pulse » en interrogeant des habitants d’Allemagne et des États-Unis. Cette année, un sondage supplémentaire en Grande-Bretagne a été commandé par l’Ambassade du Royaume-Uni à Berlin.

Relations transatlantiques : un espoir de normalisation après l’élection de Joseph Biden

Les relations entre l’Allemagne et les États-Unis sont particulièrement scrutées dans le sondage de cette année. En plus de l’étude « Berlin Pulse », la Fondation Körber a interrogé les Allemands début novembre sur les élections aux États-Unis. Le résultat : la victoire de Joseph Biden est vue avec optimisme, mais ne suffit pas à rassurer. 78 % des Allemands s’attendent à ce que les relations transatlantiques se normalisent à nouveau sous la présidence de M. Biden. Un peu plus de la moitié estime néanmoins que les élections ont sapé leur confiance dans la démocratie américaine et que l’Allemagne et l’Europe devraient être davantage indépendantes des États-Unis.

Le premier facteur qui influence la perception de la politique intérieure des États-Unis en Allemagne est le racisme, pour 30 % des personnes sondées. 28 % désignent le président Donald Trump comme prégnant pour l’image des États-Unis, 10 % citent la santé et les questions sociales.

Relations entre les États-Unis et la Chine : la crainte du conflit

Au printemps, la population allemande était divisée sur le pays considéré comme le plus important pour l’Allemagne : les États-Unis ou la Chine. Apparemment, il s’agissait d’une impression passagère : 56 % donnent aujourd’hui clairement la priorité aux États-Unis. On observe le même phénomène dans une comparaison entre la Russie et les États-Unis. 51 % des personnes sondées donnent là aussi la priorité aux États-Unis.

Des deux côtés de l’Atlantique, la population observe avec inquiétude la possibilité d’une confrontation entre les États-Unis et la Chine. Deux cinquièmes craignent une nouvelle guerre froide. Si c’était le cas, les États-Unis ne pourraient pas espérer un soutien actif de la population allemande : 82 % de celle-ci estiment que l’Allemagne devrait adopter une attitude neutre si l’on en arrivait à cette extrémité.

Le plus grand défi de politique étrangère : fuites et migrations

Le thème du climat et de l’environnement, jugé « plus grand défi pour la politique étrangère allemande » l’an dernier, arrive cette fois en dernière position. Ce n’est pas non plus la pandémie de Covid-19 qui hérite de ce qualificatif, mais la thématique des fuites et des migrations (2e rang en 2019). Pour les habitants du Royaume-Uni, le Brexit est de loin le sujet le plus important.

Les Allemands restent divisés sur l’engagement de leur pays sur la scène internationale : comme en 2019, moins de la moitié souhaite que l’Allemagne intervienne davantage, tandis que 49 % d’entre eux plaident pour la retenue.

Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, ouvre le Forum de Berlin sur la politique étrangère

Heiko Maas au Forum de Berlin sur la politique étrangère
Heiko Maas au Forum de Berlin sur la politique étrangère© David Ausserhofer

L’étude est présentée dans le cadre du Forum de Berlin sur la politique étrangère de la Fondation Körber, un évènement inauguré le 24 novembre par le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas. Depuis sa création en 2011, le forum rassemble chaque année environ 250 représentants nationaux et internationaux du monde politique, des gouvernements, des laboratoires d’idées et des médias pour discuter des défis de politique étrangère qui se posent pour l’Allemagne et pour l’Europe. Cette année, le forum a lieu sous forme virtuelle et s’est donc ouvert à davantage de participants : 1200 personnes se sont inscrites. Le mot d’ordre de cette édition : «  Turning Crisis into Opportunity? Europe in a (Post-) Pandemic World  » (Transformer une crise en opportunité ? L’Europe dans un monde (post-)pandémie).

 

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