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Remise du Prix Talisman de l’intégration - Arrivés avec juste une valise, ils font désormais partie intégrante de l’Allemagne

Entretiens émouvants à la Chancellerie fédérale : accompagnés de leurs enfants, les lauréats racontent leur parcours de vie

Entretiens émouvants à la Chancellerie fédérale : accompagnés de leurs enfants, les lauréats racontent leur parcours de vie, © Gouvernement fédéral/Denzel

02.09.2021 - Article

Au cours de l’émouvante cérémonie de remise du Prix Talisman de l’intégration, la chancelière fédérale Angela Merkel et la ministre adjointe à l’intégration Annette Widmann-Mauz ont rendu hommage à la contribution des travailleurs étrangers à notre pays.

Lors d’une cérémonie, la chancelière fédérale Angela Merkel et la ministre adjointe auprès de la chancelière fédérale et déléguée du gouvernement fédéral à la migration, aux réfugiés et à l’intégration, Annette Widmann-Mauz, ont rendu hommage à la contribution des travailleurs étrangers à l’Allemagne. Avec Christian Wulff, le président du Conseil de la Fondation allemande pour l’intégration, elles ont remis le prix Talisman à quatre lauréates et lauréats.

À travers eux, Mme Merkel a remercié l’ensemble des travailleurs étrangers pour leur contribution à l’Allemagne au cours de ces 60 dernières années. Les choses n’ont pas été faciles pour les premiers arrivés en Allemagne, a reconnu la chancelière fédérale. La politique d’intégration, avec ses classes d’assimilation à la société civile, ses cours de langue et ses services de conseil, n’existait pas encore.

Les entreprises et les syndicats ont été les moteurs de l’intégration. Cette nouvelle main-d’œuvre qualifiée a rendu l’Allemagne plus forte. Les Allemands ont appris à comprendre le monde et les autres cultures.

L’accomplissement d’une tâche herculéenne

Mme Widmann-Mauz a évoqué la tâche herculéenne accomplie par la première génération d’immigrants, qui leur vaut « tout notre respect et toute notre reconnaissance ». C’est aussi grâce à ces immigrants, à leurs enfants et petits-enfants, que l’Allemagne est devenue un pays riche et puissant au cœur de l’Europe, estime-t-elle.

« Ces femmes et ces hommes, arrivés avec juste une valise, ont travaillé dur et contribué à faire de l’Allemagne la puissance économique européenne qu’elle est aujourd’hui », a déclaré Mme Widmann-Mauz. Le « Made in Germany » doit aussi sa renommée à ceux que l’on pourrait appeler les travailleurs « invités » de la première heure.

Mme Merkel a rappelé qu’il existait aujourd’hui une loi sur l’immigration de travailleurs qualifiés, et que l’Allemagne est désormais un pays ouvert, une terre d’immigration. C’est ce qui lui a permis de devenir plus forte. « L’objectif de l’intégration est ce vivre-ensemble. L’intégration ne doit pas être une entreprise sans fin, menée sur sept générations, au motif que l’on ne s’appelle pas Klaus ou Erika », a ajouté la chancelière.

Remise du Prix Talisman de l’intégration

Cérémonie d’hommage aux lauréats : de gauche à droite, Zeynep Gürsoy, Yang-Hee Kim, l’ancien président fédéral Christian Wulff, la chancelière fédérale Angela Merkel, la ministre adjointe Annette Widmann-Mauz, Anka Ljubek et Hoai Nam Duong
Cérémonie d’hommage aux lauréats : de gauche à droite, Zeynep Gürsoy, Yang-Hee Kim, l’ancien président fédéral Christian Wulff, la chancelière fédérale Angela Merkel, la ministre adjointe Annette Widmann-Mauz, Anka Ljubek et Hoai Nam Duong © Gouvernement fédéral/Denzel

Le Talisman de la cohésion sociale a été remis au cours de la cérémonie. Quatre anciens travailleurs étrangers ont reçu, en présence de leurs enfants, le Talisman qui rend hommage à leur contribution. Cet hommage qui leur a été rendu englobe les millions de femmes et d’hommes dont le parcours de vie a ouvert la voie de la réussite dans notre pays à la génération suivante, des enfants qui ont entendu le discours émouvant prononcé en l’honneur de leurs parents. Le Talisman a été remis à :

  • Mme Zeynep Gürsoy, immigrée de Turquie, en présence de sa fille, le Dr Dilek Gürsoy, chirurgienne cardiaque.
  • Mme Anka Ljubek, immigrée de Croatie, en présence de son fils Carlo Ljubek, acteur.
  • Mme Yang-Hee Kim, immigrée de Corée, en présence de son fils Min-Sung Sean Kim, entrepreneur et fondateur de start-ups.
  • M. Hoai Nam Duong, immigré du Viet Nam, en présence de sa fille, Mai Duong Kieu, actrice.

Accord de recrutement signé avec la Turquie en 1961

Discussion dans le secteur de l’automobile : des travailleurs turcs chez Ford à Cologne, trois ans après la signature de l’accord de recrutement
Discussion dans le secteur de l’automobile : des travailleurs turcs chez Ford à Cologne, trois ans après la signature de l’accord de recrutement© picture alliance / CPA Media Co.

Le premier accord de recrutement a été signé entre la République fédérale et l’Italie le 20 décembre 1955, et suivi, en 1960, par des accords conclus avec l’Espagne et la Grèce. Le 30 octobre 1961, un autre accord était signé entre l’Allemagne et la Turquie, autorisant, dans un premier temps, la main-d’œuvre turque à séjourner un ou deux ans en Allemagne. Plus tard, le principe de rotation imaginé a été abandonné, notamment à la demande des entreprises qui tenaient à conserver le personnel qu’elles avaient formé.

Quelque trois millions de personnes ont décidé de rester durablement en Allemagne, fondèrent une famille et trouvèrent ici une deuxième patrie. C’est pourquoi, aujourd’hui, en Allemagne, une personne sur quatre est issue de l’immigration, ce qui représente près de 21 millions d’individus.

© Gouvernement fédéral

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