Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères

« Concevoir la diversité comme normale »

Ali Can lutte contre le racisme

Ali Can lutte contre le racisme, © Katholische Bischofskonferenz / Conférence des évêques catholiques

19.11.2021 - Article

Ali Can milite contre le racisme. Il raconte ce qui a un effet et ce que la tolérance signifie pour lui.

Ali Can (28 ans) est venu de Turquie en Allemagne avec ses parents à l'âge de deux ans. Il s’engage contre le racisme.

Pour moi, la tolérance signifie accorder à d’autres personnes, groupes ou opinions l'espace que l'on requiert pour soi-même. Je pense que l’Allemagne, en comparaison avec de nombreux autres pays, est très tolérante envers les personnes qui ne sont pas d’origine allemande ou qui ne sont pas chrétiennes.

Mais je crois qu’il y reste aussi, en partie, une conception dépassée de la tolérance. Je veux dire par là qu'un certain groupe de personnes - souvent des Allemands blancs qui ne sont pas issus de l’immigration -  avancent des normes plus élevées aux immigrants. Ces derniers doivent bien souvent faire leurs preuves avant d’être considérés comme faisant partie du groupe.

Pour lutter contre le racisme, il est utile qu'il y ait des rencontres entre des personnes d’origines très différentes, par exemple à l'école, dans les clubs de sport, dans les quartiers. Là où la diversité est normale, les immigrés sont considérés comme appartenant au groupe. De 2016 à 2018, dans le cadre de ma «  Hotline für besorgte Bürger » (ligne d’assistance téléphonique pour les citoyens inquiets), j’ai proposé à des personnes ayant peur des réfugiés de me parler. Par la suite, en tant que « immigré digne de confiance », j’ai raconté mon histoire à des gens dans des centres-villes. Début 2019, j’ai fondé le « VielRespektzentrum » à Essen où des personnes très différentes peuvent se rencontrer chaque jour – que ces personnes soient jeunes, âgées, catholiques, musulmanes, réfugiées, homosexuelles, avec ou sans handicap. Le plus important est que nous concevions la diversité comme normale.

De plus, pour lutter contre le racisme nous devons soutenir les personnes concernées. Il faut leur donner l’opportunité de raconter ce qu'elles ont vécu, les croire et les aider dans la lutte contre le racisme. Et il est important que dans certains domaines il y ait davantage de « BIPoC » (Black, Indigenous and People of Color), par exemple donc en politique, à des postes de cadre d’entreprises ou dans des administrations. Elles pourrons s'y engager contre le racisme et encourager d’autres personnes concernées à se fixer de tels postes comme objectif.

© www.deutschland.de

Retour en haut de page