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L’Allemagne mise sur les matières premières renouvelables

Le gouvernement allemand vient d’adopter une stratégie nationale pour promouvoir la bioéconomie. C’est, selon la ministre de la Recherche, Anja Karliczek, une stratégie clé pour lutter contre le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources.

Le gouvernement allemand vient d’adopter une stratégie nationale pour promouvoir la bioéconomie. C’est, selon la ministre de la Recherche, Anja Karliczek, une stratégie clé pour lutter contre le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources., © dpa

16.01.2020 - Article

Le gouvernement a adopté hier une stratégie nationale pour promouvoir la bioéconomie.

Réchauffement climatique, continents de plastique sur les océans, artificialisation des sols, appauvrissement des terres agricoles, chute de la biodiversité, épuisement des ressources fossiles : n’en jetez plus ! Le mode de vie actuel n’est pas durable. Il doit évoluer, et de manière urgente pour ne pas nous conduire dans le mur. Mais comment ? Comment changer les mentalités, les comportements et surtout l’économie ? C’est une question qu’aujourd’hui, beaucoup de gens se posent. En Allemagne, le gouvernement vient d’adopter une stratégie nationale pour la bioéconomie.

L’objectif de Berlin est de promouvoir une économie davantage basée sur l’utilisation de matières premières durables. Il s’agit, en d’autres termes, de favoriser la substitution des produits issus de la pétrochimie par des productions tirées de matériaux naturels : plantes, champignons, microorganismes, algues, etc. Et d’encourager l’économie circulaire.

Changer nos modes de vie, sans sacrifier notre niveau de vie

À Berlin, l’entreprise Infarm importe l’agriculture au cœur de la ville en vendant des herbes cultivées sur place.
À Berlin, l’entreprise Infarm importe l’agriculture au cœur de la ville en vendant des herbes cultivées sur place.© dpa

Ces produits d’origine biologique ou recyclés existent déjà. Les ministres responsables du dossier, Anja Karliczek (Recherche) et Julia Klöckner (Agriculture), en ont donné quelques exemples : des pneus fabriqués à partir de pissenlits, des chaussures de sport en soie d’araignée, des sacs à dos en cuir d’ananas, des brosses à dents en bambou, du papier fabriqué à partir de déchets agricoles recyclés, etc. L’ambition du gouvernement allemand est de les développer à une échelle beaucoup plus large pour en faire vraiment les objets du quotidien, sans réduire le niveau de vie.

Berlin va débloquer pour cela une enveloppe conséquente. À eux seuls, les ministères de la Recherche et de l’Agriculture investiront 3,6 milliards d’euros entre 2020 et 2024. La recherche occupera une place importante. Elle constitue une clé pour identifier de nouveaux potentiels économiques à partir de matériaux durables, puis les développer.

La stratégie nationale fournira le cadre en fixant des grandes lignes, des objectifs et des mesures concrètes. Il est également prévu de créer un comité d’experts. Enfin, l’Année de la science, qui permet de mettre en lumière un thème scientifique à travers des expositions et de faire sortir ses spécialistes des laboratoires pour les faire dialoguer avec le grand public, sera consacrée en 2020 à la bioéconomie.

« Le changement climatique nous oblige à changer notre façon de penser », a souligné Mme Karliczek. « Nous devons tout faire pour préserver les bases qui permettent la vie tout en restant économiquement forts. La bioéconomie est la clé pour atteindre ce double objectif ».

Le gouvernement allemand veillera cependant à ce que la production de matières premières durables n’entre pas en conflit avec la sécurité alimentaire. La ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture l’a assuré : la satisfaction des besoins alimentaires restera la priorité.

A.L.

Plus d’informations :

Office de presse et d'information du gouvernement allemand (en allemand)

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