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Nette amélioration de la qualité de l’air dans les villes allemandes

Moins de dioxyde d’azote et moins de particules fines : la qualité de l’air s’améliore dans toute l’Allemagne

Moins de dioxyde d’azote et moins de particules fines : la qualité de l’air s’améliore dans toute l’Allemagne, © dpa-tmn

17.02.2020 - Article

Les concentrations moyennes de dioxyde d’azote sont en baisse, et l’Office fédéral pour l’environnement (UBA) n’a relevé en 2019 aucun dépassement des seuils autorisés pour les particules fines.

Selon les derniers relevés de l’Office allemand pour l’environnement (UBA), on respire mieux dans les villes allemandes. 20 % des stations de mesure ont dépassé en 2019 le seuil autorisé de 40 μg/m3 de dioxyde d’azote (NO2) en moyenne annuelle contre 42 % en 2018. Le nombre de villes concernées par les dépassements ne devrait pas excéder 25 à 30, une fois toutes les mesures terminées. Le niveau de particules fines (PM 10) est, quant à lui, revenu à sa valeur la plus basse depuis la fin des années 1990.

« Que la qualité de l’air s’améliore est une bonne nouvelle qui montre que la politique en faveur de l’environnement porte ses fruits », a commenté Dirk Messner. Selon le directeur de l’UBA, le diesel est la première source de dioxyde d’azote en ville. Par conséquent, « réduire le nombre de voitures reste la meilleure garantie de la pureté de l’air en ville ».

Circulation automobile : qui émet le plus de dioxyde d'azote (NO2) ?
Circulation automobile : qui émet le plus de dioxyde d'azote (NO2) ?© Allemagne Diplomatie/ A. Lefebvre. Source : UBA

La baisse des concentrations de dioxyde d’azote s’élève à 3 μg/m3 en moyenne dans les stations situées à proximité des axes de circulation. Elle s’explique par plusieurs facteurs : la mise en place de limitations de vitesse et d’interdictions de circuler, la mise en service de bus propres, la mise à jour des logiciels pour les véhicules diesel, le renouvellement de la flotte de véhicules, ainsi que des facteurs météorologiques influant sur la dispersion des polluants dans l’atmosphère.

Pour l’heure, Munich reste la ville la plus polluée avec 63 μg/m3 en moyenne annuelle. Elle devance Stuttgart (53 μg/m3), Kiel (49 μg/m3), Berlin (48 μg/m3) et Hambourg (48 μg/m3). Mais c’est Stuttgart qui enregistre la baisse la plus importante.

Attention aux particules fines

Les émissions de particules fines, en revanche, baissent depuis plusieurs années sur la chaussée. Aucune ville allemande n’a dépassé l’an dernier le seuil autorisé (de 50 μg/m3 en moyenne journalière pendant 35 jours et 40 μg/m3 au maximum en moyenne annuelle).

C’est une première, souligne l’UBA. Mais « ce qui ressemble à première vue à un succès, reste insuffisant du point de vue de la santé publique », nuance M. Messner. Les particules fines causent près de 45.000 décès prématurés par an en Allemagne (2,9 millions dans le monde) et sont bien plus dangereuses que le dioxyde d’azote.

Or, les seuils autorisés ont été fixés il y a vingt ans et sont considérés comme obsolètes aussi bien par la Commission européenne que par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette dernière recommande de diviser par deux le seuil autorisé (à 20 μg/m3 en moyenne annuelle). Les émissions de particules fines doivent notamment baisser davantage dans l’agriculture et le chauffage au bois, souligne M. Messner.

Enfin, le bilan de l’année 2019 est mitigé pour ce qui est de la pollution à l’ozone. Conséquence directe des températures caniculaires mesurées durant l’été 2019, l’UBA a enregistré de nombreux dépassements des seuils d’information (180 μg/m3) et d’alerte (240 μg/m3). Une valeur maximale de 300 μg/m3 a même été mesurée, très au-dessus du taux recommandé par l’OMS (de 100 μg/m3 en moyenne sur une durée de 8 heures).

A.L.

Plus d’informations :

Office fédéral pour l'Environnement (UBA) (en allemand)

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