Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères

Angela Merkel appelle à une relance verte

Malgré le report de la 26e conférence annuelle de l’ONU sur le climat à 2021, la crise du coronavirus ne doit pas faire oublier le défi climatique.

Malgré le report de la 26e conférence annuelle de l’ONU sur le climat à 2021, la crise du coronavirus ne doit pas faire oublier le défi climatique., © picture alliance/ chromorange

30.04.2020 - Article

À l’occasion du 11e Dialogue de Petersberg sur le climat, la chancelière a appelé à intégrer l’enjeu climatique dans les mesures de relance après la pandémie. Elle a appuyé le relèvement des objectifs climatiques de l’UE à l’horizon 2030.

Plus que jamais, « il faut penser l’économie et l’écologie ensemble  ». Lors du Dialogue de Petersberg sur le climat, qui se déroulait cette semaine par visioconférence en présence de ministres d’une trentaine de pays, la chancelière Angela Merkel a appelé à une relance verte au lendemain de la pandémie de coronavirus.

Quand les États mettront en place leurs plans de relance, des questions de répartition vont émerger. Il sera alors « d’autant plus important de toujours fermement garder à l’esprit la protection du climat », a-t-elle exhorté. 

La conférence internationale de l’ONU sur le climat (COP26) qui devait se dérouler en novembre à Glasgow (Royaume-Uni), a été reportée à 2021. Mais « nous avons toujours la responsabilité de mettre en œuvre l’Accord de Paris sur le climat et le devoir d’améliorer nos contributions nationales à l’horizon 2030 », a-t-elle souligné.

L’Europe en pointe sur le climat

Aux côtés du secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutteres, Angela Merkel a salué l’ambition du Pacte vert (« Green Deal  ») de la Commission européenne. Cette « nouvelle donne » vise à faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone à l’horizon 2050. 

Elle a appuyé la réflexion actuelle en faveur du relèvement de l’objectif européen de réduction de émissions de gaz à effet de serre pour 2030. L’Europe envisage de viser une réduction de 50 à 55 % par rapport au niveau de 1990, au lieu d’une baisse de 40 %. L’Allemagne vise déjà une réduction de ses émissions de 55 % en 2030.

Donner un « prix adéquat au CO2 »

Cependant, pour y parvenir, il faut « un vaste paquet de mesures » qui promeuve l’investissement dans des infrastructures respectueuses du climat, a ajouté la chancelière. Il convient aussi de mettre en place un « prix du CO2 adéquat ». L’objectif est de détourner les investissements des énergies polluantes au profit des énergies et des technologies propres. 

L’Allemagne souhaite qu’un maximum de pays se lancent dans cette voie. Elle-même, au niveau national, étendra l’an prochain le système d’échanges de permis d’émissions de CO2 aux secteurs des transports et du bâtiment.

Mieux protéger la biodiversité : une voie sans alternative 

Enfin, dans le cadre de cette relance « verte », il faudra garder à l’esprit la biodiversité, a exhorté la chancelière. « Nous savons que les espaces naturels se réduisent, que cela a des conséquences dramatiques sur la biodiversité et que c’est une menace pour nous, les êtres humains », a-t-elle rappelé. Les scientifiques estiment ainsi que 60 % des maladies infectieuses se transmettent de l’animal à l’homme. 

« Il n’y a donc pas d’autre voie » que de mieux protéger la biodiversité au niveau international, a souligné la chancelière. Angela Merkel a appelé à imaginer un « nouveau cadre pour la protection de la biodiversité » d’ici à la 15e conférence des Nations unies sur la mise en place de la Convention sur la biodiversité, qui se déroulera en 2021.

A.L.

Plus d’informations : 

Discours de la chancelière Angela Merkel lors du 11e Dialogue de Petersberg (en allemand)

Ministère allemand de l’Environnement (en allemand)

Retour en haut de page