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Repenser l’élevage

D’ici 2040, en Allemagne, le bien-être des animaux doit être amélioré

D’ici 2040, en Allemagne, le bien-être des animaux doit être amélioré, © Jamie - stock.adobe.com

23.09.2020 - Article

Le bien-être des animaux doit considérablement augmenter d’ici 2040 - tel est l'objectif de la Commission Borchert. Nous avons rencontré Jochen Borchert.

Jochen Borchert a été ministre fédéral de l’Agriculture de 1993 à 1998. En 2019, il est revenu au ministère en tant que directeur du réseau de compétence pour la stratégie de l’élevage - la Commission Borchert
Jochen Borchert a été ministre fédéral de l’Agriculture de 1993 à 1998. En 2019, il est revenu au ministère en tant que directeur du réseau de compétence pour la stratégie de l’élevage - la Commission Borchert© picture alliance / dpa

La ministre fédérale de l’Agriculture, Julia Klöckner, a nommé en 2019 la Commission Borchert afin de développer les possibilités de restructuration de l'élevage. Sous la présidence de l’ancien ministre de l’Agriculture, Jochen Borchert, le réseau de compétence doit restructurer l’élevage.

Monsieur Borchert, en Allemagne, 90 pour cent de la viande provient de l’élevage en stabulation. Les porcs, les bovins et les poulets y ont très peu de place, ce qui cause du stress et de l’ennui. Cela pourrait-il changer prochainement ?

Jochen Borchert : Il y a de bonnes chances. Début juillet 2020, le Bundestag a voté la mise en œuvre de nos recommandations pour la restructuration de l'élevage. Une proposition d’un groupe de travail a rarement rencontré un tel assentiment. Dans une lettre ouverte, des associations agricoles et des NGO telles que l’Association allemande pour la protection des animaux et Greenpeace se sont adressées au Bundestag et lui ont demandé d’appliquer les propositions.

A quoi ressemble l’étable du futur ?

Le bien-être des animaux en Allemagne
Le bien-être des animaux en Allemagne© deutschland.de
Jochen Borchert : La phase 3 pour les porcs d’engraissement signifie par exemple que les animaux disposent de beaucoup plus de place, d’un accès vers l’extérieur et de différents espaces pour bouger ou se reposer. Cela correspond tout à fait à un élevage adapté à l'animal. Les porcs sont intelligents, c’est pourquoi il y a différentes possibilités pour fouiller le sol et faire des découvertes. A cela s’ajoute un contrôle sanitaire par des vétérinaires. Ce sont des conditions idéales.   

Dans quelle mesure les consommateurs sont-ils responsables lorsqu’il s'agit du bien-être des animaux ?

Jochen Borchert : Si les consommateurs faisaient ce qu’ils indiquent lors de sondages, la situation serait tout à fait différente. Deux personnes sondées sur trois déclarent qu'elles seraient prêtes à payer plus pour une viande de meilleure qualité. L'Ecole supérieure d'Osnabrück a étudié les faits dans la pratique - et a constaté que moins de 20 pour cent des personnes interrogées achetaient effectivement cette viande de meilleure qualité et plus chère. Nous sommes face à un fossé entre les citoyens et les consommateurs.

Comment envisagez-vous de financer la restructuration ?

Jochen Borchert : Notre production doit rester concurrentielle. C'est pourquoi nous voulons prélever une taxe de 40 centimes par kilo sur la viande et les produits à base de viande, de 15 centimes sur le fromage et le beurre et de deux centimes sur le lait, les produits laitiers et les œufs. Cela couvre les coûts de production et les charges infligées aux consommateurs sont acceptables. Il doit y avoir une compensation forfaitaire pour les personnes dans le besoin.

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