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Des acteurs du changement

Espace vert dans la ville

Espace vert dans la ville, © magann/stock.adobe.com

09.07.2021 - Article

Elles plantent des arbres, brassent une bière durable ou verdissent la ville : ces entreprises veulent rendre notre vie plus durable.

Marktschwärmer

En moyenne, les produits de Marktschwärmer ne parcourent pas plus de 40 kilomètres entre le producteur et l’assiette. Mi-boutique en ligne, mi-marché paysan, Marktschwärmer veut commercialiser des produits régionaux grâce au numérique et aller chercher les clients là où ils sont : en ligne. On commande et paie soit sur le site Internet, soit avec l’appli Marktschwärmer. La livraison est effectuée une fois par semaine dans un marché régional voisin, une « ruche »« . Il existe déjà 140  »ruches«  en Allemagne et 1.364 en Europe. Car le projet est originaire de France et est aujourd’hui présent dans sept pays : en France, en Allemagne, en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique et en Suisse.

En Allemagne, Marktschwärmer compte de plus en plus d’adeptes. 2.000 producteurs livrent leurs produits régionaux et équitables aux  »ruches«  où les plus de 150.000 clients inscrits viennent les chercher. Les producteurs fixent eux-mêmes les prix, ce qui garantit une rémunération équitable de leur travail. Grâce aux commandes payées d’avance sur la boutique en ligne, il n’y a pas de coûts inutiles de transport et de réfrigération. Les producteurs connaissent mieux la demande et le gaspillage disparaît.

Vers le site de Marktschwärmer

PLANT-MY-TREE®

Depuis 2000, Sören Brüntgens plante des arbres pour compenser les émissions de CO2 et lutter contre le changement climatique. Ses amis ont apprécié l’idée et beaucoup d’entre eux ont soutenu son action par des contributions financières. C’est ainsi qu’est née l’entreprise PLANT-MY-TREE® et la fondation du même nom. PLANT-MY-TREE® veut donner à chacun l’opportunité de participer à la protection de l’environnement, qu’il s’agisse d’un particulier ou d’une entreprise. Les sympathisants à ce projet peuvent choisir en ligne parmi différents lieux en Allemagne le site où les arbres seront plantés. Ils obtiennent les coordonnées du lieu et peuvent ensuite rendre visite à leur arbre.

En Allemagne, 100 hectares appartiennent à la fondation PLANT-MY-TREE.  »Pour garantir que les arbres seront toujours soignés dans 99 ans, j’ai créé la fondation en plus de l’entreprise. Les espaces sont la propriété de la fondation et, ainsi, un bien public« , précise Sören Brüntgens. Seules des forêts mixtes sont plantées. Pour l’Allemagne, on plante aussi des espèces exotiques comme le sapin des hautes terres iranien ou l’érable des montagnes,  »des arbres qui résistent au changement climatique qui menace« , explique le fondateur.

Vers le site de Plant-My-Tree

Active Giving

Active Giving
Active Giving© Instagram

Pratiquer le running tout en plantant un arbre, c’est possible avec l’appli de fitness Active Giving.  »Prends soin de toi et aide la planète« , telle est la devise du créateur de l’entreprise, Laurent Petit. Il a développé l’appli en 2019 avec son partenaire Till Harnos. Les utilisateurs soutiennent des projets de protection du climat dans le monde grâce à leurs activités physiques. Active Giving propose sept projets parmi lesquels l’utilisateur choisit celui qu’il veut soutenir. Un utilisateur doit par exemple courir pendant cinq kilomètres pour pouvoir planter un arbre. Active Giving paie les arbres avec les recettes générées par la publicité d’entreprises durables diffusée sur l’appli. Les 30.000 utilisateurs actuels ont déjà planté plus de 500.000 arbres dans le monde.

Mais l’appli ne se limite pas au jogging, chacun peut y retrouver sa discipline sportive. Qu’il s’agisse de yoga, de golf, d’équitation, de kitesurf ou de voile, tout peut être tracé.  »Nous avons une approche à 360° avec l’appli. Nous avons commencé avec le sport parce que nous aimons nous-mêmes en faire. Mais nous souhaitons qu’Active Giving soit demain plus qu’une appli de fitness et qu’elle devienne un réseau pour un mode de vie durable« , détaille Laurent Petit.

Vers le site de: Active Giving

Nippessippi

Nippessippi
Nippessippi© Instagram

Des tomates sur le balcon, des concombres sur le trottoir et de la salade sur la chaussée grâce au designer et jardinier urbain Arne Clasvogt. Il cultive des légumes depuis douze ans dans son jardin ouvrier  »Nippessippi«  dans le quartier Nippes à Cologne et se penche avec passion sur le thème de la durabilité.  »J’ai commencé à cultiver des légumes et des fruits dans mon jardin ouvrier ; il s’est depuis transformé en petite enclave de permaculture que nous appelons Nippessippi« , raconte-t-il. Arne entend montrer que la culture de légumes est une option pour tout un chacun, en ville aussi. C’est pourquoi il donne des conférences, parfois des séminaires, et s’engage, dans le cadre de  »CityLeaks Urban Arts Festival« , en faveur d’un jardin pop-up dans l’espace public.

À Cologne, des artistes et des créateurs organisent depuis dix ans le CityLeaks Urban Arts Festival où ils présentent des idées pour la ville de demain. Arne et ses amis Oliver et Dominik y participent depuis 2021. Avec CityLeaks et le bureau d’architectes Quack, Arne a conçu et planté des carrés potagers et des îlots de verdure pour transformer des friches du quartier d’Ehrenfeld en espaces de culture de fruits et de légumes.  »Nous voulons utiliser des espaces qui restent en jachère. Nous créons ainsi des lieux de rencontres pour les gens, l’art et la culture« , s’enthousiasme ce jardinier pop-up. Les visiteurs peuvent suivre toute l’année le cycle d’une plante dans la  »rue comestible« . CityLeaks et l’équipe de Nippessippi souhaitent montrer aux gens les possibilités de culture qu’ils ont en ville car  »beaucoup de choses sont possibles dans l’espace urbain quand on le veut.« 

Vers la page Facebook de Nippessippi

WILDPLASTIC

 »Nous ne sommes qu’une pièce d’un grand puzzle, mais nous nous sommes donné pour objectif de libérer le monde des déchets en plastique sauvages« , annonce Jascha Mähler de WILDPLASTIC. L’entreprise appelle  »plastique sauvage«  les déchets en plastique jetés dans la nature. WILDPLASTIC fabrique des sacs poubelles à partir de ces déchets.  »Le système de recyclage en Allemagne fonctionne relativement bien, les entreprises locales traitent les déchets. Ce n’est pas toujours parfait, mais c’est mieux que dans beaucoup endroits. Nous utilisons surtout le plastique que personne ne veut actuellement dans les zones de collecte« , explique Jascha.

En coopération avec des collecteurs de déchets et des organisations certifiées, WILDPLASTIC nettoie l’environnement dans les pays qui n’ont pas d’infrastructures de recyclage suffisantes.  »Outre l’aspect environnemental, nous voulons surtout avoir un impact social. Dans bien des pays, les collecteurs de déchets sont peu reconnus alors qu’ils nettoient l’environnement et permettent à la vie urbaine de fonctionner« , souligne Jascha Mähler. C’est pourquoi WILDPLASTIC essaie de traiter équitablement avec les collecteurs pour améliorer durablement leur niveau de vie.

Vers le site de WILDPLASTIC

Knärzje

Elle utilise une méthode de brassage déjà employée il y a 5.000 ans en Mésopotamie : la société hessoise Knärzje brasse de la bière à partir de pain rassis, luttant ainsi contre le gaspillage alimentaire.  »On n’a pas toujours besoin d’une idée innovante pour rendre le monde un peu meilleur. Parfois, des idées vieilles de 5.000 ans suffisent« , sourit son patron, Daniel Anthes. L’entreprise existe officiellement depuis 2019 mais a vraiment démarré en 2020.

Daniel a eu l’idée de cette bière lors d’un voyage à Londres avec des amis ; il y goûta sa première bière au pain grillé.  »Je m’engage depuis longtemps contre le gaspillage alimentaire et l’idée de brasser de la bière avec du pain m’a paru super« , explique le créateur de l’entreprise. Aujourd’hui, Knärzje produit chaque mois 10.000 bouteilles de bière produite à partir de pain fourni par d’une chaîne de boulangerie bio.  »Knärzje«  est le terme hessois pour  »croûton« .

Vers le site de Knärzje

Papair

D’où vient l’emballage de mes paquets ? Pratiquement personne ne le sait. Et c’est là qu’intervient Papair. Cette start-up de Hanovre développe du papier bulle durable conçu à 100 % en papier recyclé.  »Personne ne sait où est produit le matériel d’emballage avec lequel les objets sont expédiés. Nous voulons changer ça« , explique Christopher Feist, l’un des trois créateurs de la société. Le produit n’est pas encore commercialisé mais connaît déjà un fort engouement à l’international.  »Des entreprises du monde entier nous appellent. Nous avons des demandes venant des États-Unis, du Canada et du Japon« , se réjouit Christopher Feist.

Papair compte toutefois vendre son produit uniquement en Allemagne et en Europe car envoyer du matériel d’emballage dans le monde entier va à l’encontre de leur conception du développement durable.  »Nous avons développé une machine fabriquant le papier bulle que nous souhaitons vendre sous licence hors d’Europe« , dit le créateur d’entreprise. Car l’objectif de Papair est de remplacer aussi rapidement que possible le plastique bulle dans le monde.

Vers le site de Papair

Les vélos cargo Heinerbike

Conduire les enfants à la crèche, transporter des caisses de boisson ou des sapins de Noël – avec un vélo cargo, ce n’est pas un problème. Mais tout le monde n’a pas la place ou l’argent pour acheter son propre vélo cargo. La transition en matière de transports vers une mobilité durable et d’avenir est un processus que 20 bénévoles de l'initiative de vélos cargo gratuits Heinerbike encouragent activement. Un total de 131 initiatives avec 447 vélos cargo gratuits permettent à de nombreuses personnes en Allemagne de faire l’expérience de leurs avantages. Avec les vélos cargo, qu’il est possible d’emprunter gratuitement, on peut transporter l’équivalent de ce qui logerait dans une petite voiture.

Heinerbikes
Heinerbikes© Heinerbikes

L’initiative Heinerbike a été lancée en mars 2018 dans la ville de Darmstadt en Hesse avec cinq vélos cargo financés par le ministère fédéral de l’Environnement. En avril 2019, un vélo cargo du Comité général des étudiants (Asta) de l’université technique de Darmstadt s’y est ajouté. Depuis avril 2021, un total de 14 vélos Heinerbike roulent dans le sud de la Hesse et permettent une mobilité intelligente, respectueuse du climat et moderne. Une offre gratuite dont 2 800 personnes font usage avec gratitude.

L’utilisation des vélos est simple : il suffit de s’inscrire, de réserver en ligne et d’aller les chercher à l’une des stations. Il s’agit en général de magasins tenus par des propriétaires et, depuis peu, de marchés bio. Avec ce projet, Heinerbike montre que, grâce au vélo cargo, il est aussi bien possible de transporter des enfants que de gros achats - tout en économisant de l’espace et en ayant le plaisir de circuler à vélo.

Vers le site de Heinerbike

© www.deutschland.de

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