Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères

COP26 : Angela Merkel appelle à davantage d’ambition pour protéger le climat

La chancelière Angela Merkel a assisté lundi à la conférence internationale sur le climat (COP26) à Glasgow, aux côtés du Premier ministre britannique, Boris Johnson, et du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres

La chancelière Angela Merkel a assisté lundi à la conférence internationale sur le climat (COP26) à Glasgow, aux côtés du Premier ministre britannique, Boris Johnson, et du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, © picture alliance / Photoshot

02.11.2021 - Article

197 États négocient actuellement à Glasgow (Écosse) la mise en application de l’Accord de Paris sur le climat. Lundi, la chancelière Angela Merkel les a appelés à relever leurs objectifs de réduction des émissions. Elle a aussi plaidé pour un prix mondial du CO2.

C’était en 1995. Alors ministre de l’Environnement, Angela Merkel avait eu l’honneur d’inaugurer à Berlin la toute première conférence internationale sur le climat. Vingt-six ans plus tard, elle s’apprête à quitter la chancellerie. Lundi, elle a pris la parole une dernière fois à l’occasion de la COP26 de Glasgow, pour appeler la communauté internationale à prendre des engagements et des mesures à la hauteur de l’enjeu climatique.

« Nous ne sommes pas arrivés là où nous devrions être », a-t-elle affirmé. La chancelière n’est pas la seule à avoir tiré la sonnette d’alarme. Plusieurs chefs d’État et de gouvernement ont entonné un même refrain en ouverture des débats à Glasgow, où 197 États négocient jusqu’au 12 novembre l’application de l’Accord de Paris sur le climat. « Nous sommes en train de creuser notre propre tombe », a déclaré le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. « Il est temps de dire : assez ! »

Mettre en œuvre l’Accord de Paris

« Nous devons mettre en œuvre l’Accord de Paris, et j’ajoute : nous le pouvons », a ajouté Angela Merkel. Cet accord, signé en 2015, prévoit de limiter à moins de 2°C, et si possible à 1,5°C la hausse de la température globale d’ici à la fin du siècle par rapport à l’ère préindustrielle. Pour cela, les pays signataires se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et à réexaminer leurs objectifs de réduction, pour les augmenter, tous les cinq ans.

143 pays ont déjà révisé leurs ambitions à la hausse. L’Union européenne (UE), par exemple, a décidé fin 2020 de relever son objectif de réduction de ses émissions de CO2 de 40 % à 55 % d’ici 2030 par rapport 1990. L’Allemagne a augmenté son objectif de 55 % à 65 %, et décidé de parvenir à la neutralité carbone en 2045, au lieu de 2050. Mais certains des grands pays émetteurs, tels que la Chine, n’ont pas encore adapté leurs ambitions. Or, selon les calculs des experts de l’ONU, les promesses actuelles en matière de réduction du CO2 conduiraient à une augmentation de la température globale d’environ 2,7°C. 

Prix du CO2

De plus, a souligné Angela Merkel, l’action des États seule ne suffira pas à avancer. « Ce dont il s’agit, c’est d’une transformation globale de notre façon de vivre, de travailler et de faire tourner l’économie », a-t-elle dit à Glasgow.

La chancelière a plaidé pour la fixation d’un prix international du CO2. C’est l’instrument qu’elle juge le mieux adapté et le plus judicieux d’un point de vue économique pour réduire l’empreinte carbone. En effet, il incite les entreprises à employer les technologies les plus efficaces.

L’Allemagne soutient également d’autres initiatives, en particulier l’ambition de stopper la déforestation à l’horizon 2030. Elle s’apprête aussi à rejoindre l’initiative «  Just Energy Transition Partnership  », un projet qui vise à aider l’Afrique du Sud à sortir du charbon.

Enfin, Berlin s’investit dans un autre domaine à l’ordre du jour de la COP26 : le soutien financier aux pays en développement. Berlin a doublé ses engagements depuis 2014, et promis de faire passer de quatre à six milliards d’euros l’enveloppe budgétaire qui y est consacrée, d’ici à 2025. Lors du sommet de Copenhague en 2009, les pays industrialisés s’étaient engagés à verser 100 milliards d’euros pour aider les pays en développement à faire face aux conséquences du dérèglement climatique à l’horizon 2020. En 2019, seuls 80 % de cette somme avait été collectée.

A.L.

En savoir plus :

Gouvernement fédéral (en allemand)

Ministère fédéral de l'Environnement (en allemand)

Retour en haut de page