Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères

COP26 : vers la fin de l’ère des énergies fossiles

Conférence internationale sur le climat de Glasgow (COP26) : un résultat jugé globalement décevant

Conférence internationale sur le climat de Glasgow (COP26) : un résultat jugé globalement décevant, © picture alliance / FotoMedienService | Ulrich Zillmann

16.11.2021 - Article

Les responsables allemands ont salué le « Pacte de Glasgow » adopté samedi, à l’issue de la Conférence internationale sur le climat (COP26), malgré ses imperfections.

Pour la première fois dans l’histoire des conférences internationales sur le climat, 197 États sont parvenus, lors de la COP26, à Glasgow (Royaume-Uni), à un accord en vue d’accélérer la lutte contre le réchauffement climatique, de réduire l’utilisation des énergies fossiles et d’aller vers la fin du charbon. Les responsables politiques allemands ont salué ces avancées qui promeuvent un nouveau modèle économique, malgré les insuffisances de l’accord.

« Glasgow donne un net coup d’accélérateur à la protection du climat, et cette accélération est nécessaire », a souligné la ministre fédérale de l’Environnement en exercice, Svenja Schulze. « Les années 2020 sont la décennie qui peut et doit permettre à la communauté internationale de réaliser des progrès décisifs. Cette conférence a montré que le monde poursuit un objectif commun, celui d’une économie mondiale climatiquement neutre. L’ère des énergies fossiles s’achève, la transition énergétique devient le modèle ».

La voie « tracée de manière irréversible »

La ministre fédérale de l‘Environnement en exercice, Svenja Schulze, lors de la COP26 à Glasgow (Royaume-Uni)
La ministre fédérale de l‘Environnement en exercice, Svenja Schulze, lors de la COP26 à Glasgow (Royaume-Uni)© picture alliance/dpa | Christoph Soeder

La ministre a regretté que le texte de l’accord ne soit pas plus ambitieux en ce qui concerne la sortie du charbon. Les engagements dans ce domaine ont été réduits in extremis juste avant la fin de la conférence. Mais « la voie est maintenant tracée et de manière irréversible », souligne-t-elle. Par ailleurs, l’accord sur le secteur énergétique ouvre la porte à l’extension concrète de la sortie des énergies fossiles lors des prochaines conférences internationales.

Svenja Schulze s’est également félicitée que le Pacte de Glasgow demande aux États de revoir leurs engagements climatiques à la hausse dès 2022, sans attendre l’échéance de 2025 fixé par l’Accord de Paris en 2015. Il s’agit, précise le texte, de « garder en vie » l’objectif de limiter le réchauffement global à 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle.

Mettre les engagements en pratique

« Les objectifs sont importants », souligne la ministre, « mais le chemin vers un plafond de 1,5°C ne deviendra réalité que si nous l’empruntons ensemble et que nous mettons des mesures en pratique. Cela fonctionne grâce à des progrès réels dans le domaine de l’énergie éolienne, de l’énergie solaire, des réseaux d’électricité, des bornes de rechargement, de la protection des forêts, des zones humides ou de l’acier vert ».

Cet avis est partagé par les négociateurs de l’accord en vue de former une nouvelle coalition de gouvernement à Berlin. Ils portent un jugement globalement positif sur le Pacte de Glasgow, mais jugent qu’il reste beaucoup à faire et appellent à la concrétisation des engagements.

« Glasgow est un nouveau progrès dans la bonne direction », estime Christian Lindner, le président du parti libéral FDP, « mais ce n’est pas l’objectif ». La COP a « enfin reconnu l’ampleur de la menace climatique, mais elle est encore loin de l’avoir écartée », abonde Annalena Baerbock. La coprésidente des Verts souhaite en tout cas que l’Allemagne tourne le dos rapidement au moteur à combustion et avance l’échéance de la fin du charbon.

Aide aux pays pauvres

Enfin, la conférence de Glasgow a permis aux pays riches de réaffirmer leur solidarité en ce qui concerne l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement. Ils entendent doubler leurs aides financières d’ici à 2025.

L’Allemagne est l’un des principaux donateurs. Elle a contribué à entraîner d’autres pays en relevant ses engagements. Elle a décidé de relever de quatre à six milliards d’euros sa contribution au financement de la protection climatique, et a ajouté une enveloppe de 150 millions d’euros pour le financement de l’adaptation du Sud au changement climatique.

Le ministre allemand de la Coopération économique et du Développement, Gerd Müller, juge néanmoins le Pacte de Glasgow très « insuffisant » sur ce point. L’aide financière des pays industrialisés sera, selon lui, trop lente à arriver. Or, les pays en développement, les plus touchés par le réchauffement, n’ont « plus de temps à perdre ».

A.L.

En savoir plus (en allemand/ anglais)

 

Retour en haut de page