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Le rapport du GIEC fait état d’effets irréversibles du changement climatique

Le changement climatique est omniprésent, y compris en Allemagne, comme ici à Werder-sur-Havel.

Le changement climatique est omniprésent, y compris en Allemagne, comme ici à Werder-sur-Havel., © picture alliance/dpa

01.03.2022 - Article

Le message des scientifiques est clair : le dérèglement climatique est une menace pour le bien-être humain et la santé de la planète. Il nuit dès aujourd’hui de manière irréversible à la société et l’environnement. Le GIEC a publié aujourd’hui son rapport sur les effets du changement climatique:

La ministre adjointe Anna Lührmann lors de la conférence de presse fédérale
La ministre adjointe Anna Lührmann lors de la conférence de presse fédérale© Photothek

Le changement climatique touche notre planète entière : la vie sur terre, dans les rivières, les fleuves et les mers de toutes les régions du monde subit déjà ses conséquences. Dès à présent, 3,3 à 3,6 milliards de personnes vivent dans des régions fortement menacées par le changement climatique. Les phénomènes météorologiques extrêmes liés au climat mettent déjà en péril la sécurité alimentaire de millions de personnes ainsi que l’approvisionnement en eau, et ils frappent surtout des régions en Afrique, en Asie, en Amérique centrale et du Sud ainsi que des petites îles et l’Arctique. Le dérèglement climatique attise également les conflits et les inégalités sociales. Les efforts d’adaptation déployés jusqu’à présent ont permis d’atténuer certains effets, mais ils ne suffisent pas à empêcher les pertes et les dégâts suscités dans tous les systèmes, régions et secteurs. L’accroissement du changement climatique entraîne par ailleurs une augmentation disproportionnée des coûts des dégâts causés. C’est ce que dévoile le rapport du GIEC sur les effets du changement climatique.

Suite à la publication du rapport le 28 février, la ministre adjointe Anna Lührmann a souligné :

Il n’est aucun défi plus difficile à relever que la crise climatique, comme l’indique de nouveau, avec une clarté inquiétante, le rapport d’évaluation du GIEC. Il s’agit d’un document enflammé sur un monde brûlant, qui constitue dans le même temps le fondement scientifique de notre diplomatie climatique. Le message important du rapport : nous n’avons pas de temps à perdre, nous devons agir tout de suite.

Le fondement scientifique de la diplomatie climatique

Ce rapport est le deuxième volet du 6e rapport d’évaluation élaboré depuis 2021 par le GIEC. Il examine les effets du changement climatique qui influent d’ores et déjà mondialement sur nos écosystèmes et sur la biodiversité, ainsi que ses conséquences sociales pour l’Homme et la société. Il évalue également l’évolution future des risques climatiques, de la vulnérabilité et de la résilience des écosystèmes et de l’Homme. Ce faisant, le rapport montre également que les efforts d’adaptation entrepris ne sont pas à la hauteur de ce qu’il faudrait. En outre, les coûts d’adaptation estimés dépassent les moyens investis pour y remédier. Le rapport livre une base scientifique pour la prise de décisions politiques. Quinze scientifiques allemands ont également participé à son élaboration.

 

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