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Une expérience pour toute la vie

À l’étranger, on découvre de nouvelles choses et on se lie facilement

À l’étranger, on découvre de nouvelles choses et on se lie facilement, © Baaldo

28.11.2019 - Article

Des jeunes nous parlent de leurs séjours à l’étranger – dans le cadre d’un service volontaire, d’un stage ou à l’université.

Un stage à l’étranger est une expérience personnelle importante, qui fait en outre bon effet sur un CV. De nombreux jeunes Européens profitent des frontières ouvertes à l’intérieur de l’UE pour passer du temps à l’étranger. Il existe toute une série de programmes d’échanges pour les jeunes (jusqu’à 27 ans) désirant venir en Allemagne. Des possibilités de service volontaire sont également offertes dans les domaines du sport, de la nature ou de la culture.

Pour les étudiants, le plus simple pour se rendre dans un pays d’Europe est d’avoir recours à Erasmus+, le programme promotionnel de l’Union européenne. On trouve des interlocuteurs dans presque toutes les universités. Erasmus+ propose également des stages pour les non-universitaires. Deutschland.de s’est entretenu avec des participants de différents programmes d’échanges.

S’occuper de personnes handicapées en Espagne

Nicole Eberherr
Nicole Eberherr© Privée

Nicole Eberherr, de Rosenheim, a effectué un service volontaire européen. L’organisme Via pour les échanges internationaux et culturels lui a procuré un stage à Manresa en Espagne, où elle s’est occupée pendant dix mois de personnes handicapées. Cette jeune fille de 19 ans est actuellement étudiante en journalisme en Autriche.

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« Deux jours après mon arrivée en Espagne, j’étais à un arrêt de bus en train de pleurer. J’étais seule dans un pays étranger et je ne comprenais rien. Grâce à un cours intensif de catalan, à un cours en ligne et à un tandem linguistique pour l’espagnol, j’ai cependant appris rapidement les langues de mon pays d’accueil. J’aimais bien les handicapés mentaux avec lesquels je travaillais. Avec eux, je faisais du sport ou des excursions dans le parc. Ils appréciaient le temps passé avec moi et ils me manifestaient ouvertement leur affection. Je partageais une colocation avec deux Italiennes et ainsi j’ai même amélioré mon italien. Je me suis fait de nombreux amis du monde entier, par exemple une jeune fille au pair suédoise. Par ailleurs, je suis devenue membre d’un club où l’on construit une pyramide humaine appelée »Castell« , selon la tradition catalane. L’Espagne m’a rendue plus gaie et plus sûre de moi. »

Garder des moutons dans une réserve naturelle allemande

Coline Diebolt
Coline Diebolt© Birthe Herbst-Gehrking/Schleswiger Nachrichten

Coline Diebolt de Wissembourg en France a effectué une année de volontariat écologique (FÖJ) à Großsolt dans le nord de l’Allemagne. Âgée de 19 ans, elle étudie maintenant la médecine à Homburg dans la Sarre.« J’étais la première volontaire FÖJ à Großsolt, une petite commune près de Flensbourg ; j’habitais au presbytère. Le matin, j’étais seule dans la réserve naturelle en tant que »ranger« : sur mon vélo, j’empruntais les chemins de randonnée, coupais des branches et signalais les panneaux cassés. Lorsque j’ai appris qu’il y avait un troupeau de moutons itinérant, j’ai compris que j’étais au bon endroit. J’adore les moutons ! J’ai aidé à nourrir les animaux, à nettoyer la bergerie et j’ai guidé des classes lors de visites. L’après-midi, je travaillais avec des groupes de scouts. Je suis moi-même scoute depuis l’âge de sept ans. Les camps d’été ont été les temps forts. J’ai également organisé un camp pour des chefs de groupe dans ma ville d’origine. Les séminaires FÖJ aussi étaient super ; on a même fait un séjour en bateau à voile. »

Des portes ouvertes en Italie grâce à Erasmus

Tobias Beyer
Tobias Beyer© Privée
Tobias Beyer, d’Ingolstadt dans le sud de l’Allemagne, a passé deux semestres à Vérone en Italie en tant qu’étudiant Erasmus+. Ce jeune homme de 26 ans rédige actuellement un mémoire de master en marketing dans une entreprise automobile à Sant’Agata Bolognese en Italie.« Je n’aurais jamais imaginé quelles portes Erasmus m’ouvrirait ! Tout ce qui a trait à mon année passée en Italie était bien organisé. J’ai sciemment renoncé à une place en foyer et je me suis installé dans une colocation avec deux Italiens. Le fait que tous les cours étaient en italien m’a tout d’abord plongé dans une véritable crise. J’ai alors cherché un job dans un bar, ce qui m’a permis d’améliorer rapidement mes compétences linguistiques. Mes camarades d’études m’ont également beaucoup aidé. J’ai découvert la course à pied et, avec un étudiant français en échange, je suis allé à des compétitions : la course dans un premier temps, puis le tourisme. Au bout du second semestre en Italie, j’ai postulé pour des stages. Cela a marché assez rapidement avec le service de relations publiques d’un groupe automobile. Mon stage durera jusqu’en mars 2020 et je ne sais même pas si je veux retourner en Allemagne. »

Un bon équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée en Suède

Friederike Storch
Friederike Storch© Privée
Friederike Storch a 24 ans et est étudiante en master de management à Nuremberg. Elle a passé un semestre à Örebro en Suède avec Erasmus.« Pour les étudiants en échange, il y a à Örebro un excellent programme avec des voyages en groupe et des fêtes. Je suis restée amie avec les filles de mon groupe de copines du début. J’habitais sur le campus et je travaillais bénévolement à Kårhus, la maison des étudiants. Par la suite, je suis même devenue gérante du café, avec rémunération. Par ailleurs, j’ai fait de l’athlétisme et chanté dans la chorale d’un théâtre suédois, de sorte que j’avais beaucoup de contacts avec des Suédois. À l’université, le top était un cours en plein air. J’ai pu faire valider presque tous mes cours ; c’était d’une facilité absolue. Après mon master, j’aimerais travailler en Suède ; j’y ai découvert un super équilibre entre vie professionnelle et vie privée. »

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