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En Allemagne, des profs heureux… mais stressés

Une grande enquête sur la santé des enseignants allemands a été publiée ce matin

Une grande enquête sur la santé des enseignants allemands a été publiée ce matin, © dpa

09.03.2020 - Article

C’est ce que constate une enquête dévoilée ce matin par la Fédération allemande des philologues, l’un des syndicats allemands d’enseignants du secondaire.

Malgré des journées à rallonge, les trois quarts des 176.700 enseignants allemands du secondaire sont satisfaits (42 %) ou très satisfaits (24 %) de leur métier. 30 % se disent également plutôt satisfaits. C’est le résultat d’une étude de l’Institut pour la médecine préventive de l’université de Rostock pour le compte de la Fédération allemandes des philologues, l’un des principaux syndicats de l’éducation. Elle a été présentée ce matin et constitue la plus vaste enquête jamais réalisée sur la santé des enseignants en Allemagne.

Selon ses conclusions, cinq facteurs contribuent à l’épanouissement dans le « plus beau métier du monde » : le travail avec les élèves (45 %), la liberté de gérer son temps (42 %), l’autonomie de l’enseignement (25 %), le travail avec les collègues (22 %) et la variété des tâches (21 %).

Les enseignants allemands n’en sont pas moins soumis à une lourde charge de travail. 71 % d’entre eux travaillent plus de 40 heures par semaine et 46 % plus de 45 heures, moins d’un sur trois (29 %) moins de 40 heures.

Or, le stress s’accroît à mesure que les horaires s’allongent, montre l’étude. Il concerne trois enseignants sur quatre (74 %) lorsque la charge de travail oscille entre 40 et 45 heures par semaine, 83 % lorsqu’elle dépasse 45 heures.

L’hétérogénéité des classes et la charge de travail, premiers facteurs de stress

L’hétérogénéité des classe, facteur de surcharge de travail aux yeux de 95% des enseignants
L’hétérogénéité des classe, facteur de surcharge de travail aux yeux de 95% des enseignants© KEYSTONE

Beaucoup de répondants disent ainsi travailler sept jours sur sept avec une frontière perméable entre travail et loisirs. Moins d’un sur deux (49 %) trouve le bon équilibre. 40 % dorment mal ou plutôt mal. Toutefois, la majorité ne s’absente pas (27 %) ou peu (moins de 9 jours par an pour 51 % des sondés). Neuf sur dix viennent travailler malades.

Selon l’étude, les enseignants souhaiteraient principalement une baisse de leurs obligations horaires (46 % des sondés), la réduction de leurs tâches extérieures à l’enseignement (22 %) et la diminution de leurs obligations administratives (18 %). 32 % plaident aussi pour la réduction du nombre d’élèves par classe (32 %)

Beaucoup voudraient, par ailleurs de meilleures conditions de travail (manque de zones de repos, bruit en classe). Et 95 % voient dans l’hétérogénéité des classes un facteur de stress à côté de la charge de travail (90 %), du manque de pauses dans la journée (72 %), des problèmes de comportement en classe (51 %) et du manque d’équipements (41 %).

A.L.

Plus d’informations :

Fédération allemande des philologues (en allemand)

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