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L’Allemagne à la pointe dans le domaine de l’innovation

Les dépenses allemandes pour la recherche et l’innovation ont dépassé les 3,1 % du PIB en 2018

Abstrich von Speichelprobe für Covid-19 Schnelltest mit Mediziner im Labor bei Coronavirus Epidemie | Verwendung weltweit, © Zoonar.com/Robert Kneschke

15.05.2020 - Article

L’Allemagne n’a cessé d’accroître ses dépenses de recherche au cours des dernières années. Elles ont atteint plus de 3,1 % du PIB en 2018.

Les dépenses de recherche et d’innovation ont atteint en Allemagne le montant record de 105 milliards d’euros en 2018, soit 3,13 % du produit intérieur brut (PIB). Cela classe l’Allemagne au premier rang européen et au 4e rang mondial des dépenses de recherche en chiffres absolus, constate le dernier rapport de la Commission d’experts pour la recherche et l’innovation (EFI). Il a été adopté cette semaine à Berlin en Conseil des ministres.

Cette position de leader est le résultat d’une politique ciblée qui a fait de la recherche et de l’innovation une priorité depuis de nombreuses années. Le lancement de la stratégie pour la technologie de pointe (« High-Tech-Strategie »), en 2006, a constitué un tournant. Depuis 2006, constate le rapport, l’État fédéral a doublé ses investissements de recherche et développement (R&D). Ils atteignaient 19,6 milliards d’euros en 2018.

De nombreux emplois

Mais, dans le cadre de cette stratégie, la recherche allemande peut s’appuyer sur plusieurs moteurs. Le secteur privé reste le principal d’entre eux. Il concentrait 63 % des 708 000 emplois liés à la recherche et développement en Allemagne, selon le rapport. 

De manière générale, la R&D est un secteur qui a beaucoup embauché ces quinze dernières années en Allemagne. Le nombre de postes a progressé de 45 % entre 2006 et 2018. L’Allemagne se classe aujourd’hui devant la Chine et le Japon pour ce qui est de la proportion d’emplois liés à la R&D dans l’emploi total. Elle se situe également très au-dessus de la moyenne européenne.

Le caractère volontariste de la politique allemande se répercute sur la balance commerciale. L’Allemagne était en 2018 le deuxième exportateur mondial de biens à haute valeur technologique avec 11,5 % de parts de marché. Et en 2017, affirme le rapport, ses entreprises ont déposé presque deux fois plus de brevets pour 100 000 habitants que leurs concurrentes américaines.

À Berlin, le gouvernement veut encore davantage encourager les entreprises à se lancer dans l’innovation. Depuis janvier 2020, un nouvel avantage fiscal couvre jusqu’à 25 % de leurs dépenses de recherche. L’ambition des pouvoirs publics allemands est de faire en sorte que l’Allemagne consacre 3,5 % de son PIB à la R&D à l’horizon 2025.

Réactivité face à la crise du Covid-19

D’ici là, une chose est certaine : l’accent sera mis sur la recherche médicale. La crise du Covid-19 a révélé les performances du système de recherche allemand. Il s’est montré très réactif, que ce soit en matière de dépistage, de recherche d’un traitement ou en quête d’un vaccin, souligne le rapport. Or, la pandémie va continuer à représenter un défi pour nos sociétés ajoutent ses auteurs. Ses conséquences à long terme sont encore impossibles à estimer.

Préparer l’avenir

L’innovation médicale et pharmaceutique ne sera toutefois pas l’alpha et l’oméga de la politique de recherche de demain en Allemagne. La protection du climat, la numérisation, le renforcement de la souveraineté technologique allemande et européenne figurent aussi en tête des priorités.
A.L.

Plus d’informations : 

Consulter le rapport (en allemand)

Ministère allemand de l’Éducation et de la Recherche (en allemand)

 

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