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L’école allemande prépare bien à la vie professionnelle

Le dernier rapport de l’OCDE Regards sur l’éducation confirme la qualité de la formation en alternance à l’allemande

Le dernier rapport de l’OCDE « Regards sur l’éducation » confirme la qualité de la formation en alternance à l’allemande, © dpa

10.09.2020 - Article

Selon le dernier rapport « Regards sur l’éducation » publié par l’OCDE, les performances de la formation en alternance demeurent l’un des grands atouts du système éducatif allemand.

Chaque année, il teste les performances des systèmes éducatifs d’une quarantaine de pays. Le rapport « Regards sur l’éducation » de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) a été présenté cette semaine à Berlin. L’édition 2020 met l’accent sur la formation professionnelle. C’est l’un des grands atouts du système allemand. Ce pourrait être aussi l’une des clés pour sortir de la crise économique due à la Covid-19.

De fait, les auteurs appellent les dirigeants des pays industriels à ne pas sacrifier les dépenses éducatives sur l’autel de la récession. L’Allemagne, souligne le directeur de l’Éducation et des Compétences de l’OCDE, Andreas Schleicher, possède un atout majeur avec son système de formation en alternance. Et ce, d’autant qu’un tiers de son coût est financé par les entreprises. Que les entreprises allemandes continuent à former des jeunes, exhorte-t-il. Le « système dual  » (en alternance, ndlr) a « un rôle clé à jouer dans la phase de rétablissement après la pandémie ».

L’atout de l’alternance

De manière générale, le rapport met en lumière les atouts du système allemand d’alternance. L’insertion professionnelle est particulièrement rapide, peut-on lire. L’alternance est une quasi-garantie d’emploi. 86 % des jeunes formés à un niveau de qualification intermédiaire sont en poste deux ans après la fin de leur apprentissage. C’est nettement plus que la moyenne des pays de l’OCDE (66 %). Par ailleurs, les PME sont nombreuses à jouer le jeu, contrairement à ce qui peut se passer dans d’autres pays.

Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que l’alternance ait la cote. Un jeune Allemand sur deux (46 % des 15-34 ans) la choisit, une proportion qui grimpe à 49 % chez les jeunes femmes. C’est une voie royale. Elle ouvre des portes sans en fermer. Car 92 % de ces formations offrent ensuite des passerelles directes vers l’enseignement supérieur.

Un appétit grandissant pour la formation

L’excellence et la popularité de l’alternance à l’allemande explique aussi le taux de diplômés de l’enseignement supérieur. Il est sensiblement plus faible qu’ailleurs dans l’OCDE. 33 % des 25-34 ans étaient diplômés en Allemagne en 2019, contre 45 % dans l’OCDE.

Mais les chiffres bruts sont à relativiser. Car l’évolution sur dix ans fait apparaître une tendance marquée : la proportion de diplômés du supérieur augmente très vite. En 2009, elle n’était que de 26 % chez les 25-34 ans. Car une chose est sûre : le diplôme paie. Il ouvre sur une rémunération en moyenne 61 % plus élevée, constate le rapport.

Cet appétit pour la formation ne s’arrête d’ailleurs pas aux portes des amphis. Elle concerne également les adultes, de plus en plus friands de formation professionnelle et continue. Plus de la moitié des actifs (56 %) continue à se former en Allemagne, contre 53,2 % dans l’OCDE. Les salariés des PME autant que les autres.

Dernier bon point, l’Allemagne est le pays où l’appétence pour les formations scientifiques (mathématiques, sciences et techniques, informatique) est la plus marquée. Ces cursus absorbent plus d’un tiers des diplômés du supérieur (35 %). C’est bien plus que la moyenne de l’OCDE (23 %). Une bonne nouvelle quand on sait que ces formations sont très demandées par les entreprises à tous les niveaux de qualification.

A.L.

Plus d’informations :

Le rapport « Regards sur l’éducation 2020 » consacré à l’Allemagne (en allemand)

Ministère allemand de l’Éducation et de la Recherche (en allemand)

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