Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères

Les échanges Erasmus au temps du coronavirus

Etudier dans les conditions imposées par la pandémie

Etudier dans les conditions imposées par la pandémie, © AdobeStock

03.11.2020 - Article

Est-il possible d’effectuer un semestre d’études à l’étranger malgré la pandémie actuelle ? Et si oui, comment ?

Découvrir d’autres pays, rencontrer des gens intéressants, vivre au quotidien dans un environnement étranger : faire des études ou passer un semestre à l’étranger est une évidence pour beaucoup de jeunes. Mais, actuellement, la pandémie de Covid-19 ne facilite pas les choses. En six questions-réponses, nous vous expliquons ce qui est possible en Europe.

Actuellement, à cause de la pandémie de Covid-19, il est difficile de vivre une expérience à l’étranger pendant ses études en Allemagne ou dans un autre pays européen. Où peut-on trouver des conseils en la matière ?

Les départements ou le bureau des relations internationales des universités sont les premiers interlocuteurs des étudiants intéressés. « L’intérêt pour les séjours à l’étranger est intact », constate par exemple Ingrid Lange, directrice du Centre universitaire international de l’Université technique (TU) de Freiberg. Mais les organiser est difficile avec les avertissements aux voyageurs. « Les bailleurs de fonds comme le DAAD font preuve de souplesse et soutiennent les étudiants, même s’ils doivent rentrer plus tôt que prévu. » Mme Lange s’attend à de profondes modifications, allant au-delà de la pandémie. « Les formes mixtes, alliant des phases en présentiel à des formats virtuels, marqueront demain plus fortement les échanges internationaux. »

Quels modèles d’échanges existent actuellement ?

Pour le semestre d’hiver 2020/21, l’Union européenne a élargi son programme Erasmus+ à des formes de mobilité virtuelle et hybride. La nouveauté : les études ou les stages démarrent en virtuel et, lorsque c’est possible, se poursuivent en présentiel. L’avantage, c’est que le séjour peut être raccourci et l’échange mené virtuellement à terme en cas de nouvelles restrictions dues au coronavirus. Les interruptions entre les phases de mobilité virtuelle et physique sont également possibles.

Y a-t-il des formats d’échange purement virtuels ?

Oui. L’Université libre (FU) de Berlin, par exemple, a lancé avec ses universités partenaires un projet pilote de promotion de la mobilité virtuelle entre elles au sein du réseau européen « Una Europa ». Le projet « Virtual Mobility in Emergency » propose des cours en ligne interdisciplinaires auxquels les étudiants peuvent postuler dans le cadre d’Erasmus+. Les résultats seront comptabilisés. « Avec cette offre, nous avons pu toucher des étudiants qui avaient déjà renoncé à un semestre à l’étranger en cette période », dit Herbert Grieshop, responsable des affaires internationales à la FU de Berlin. Le projet, lancé très rapidement, doit être étendu. « Nous voyons là une possibilité d’accroître encore la mobilité, y compris après la pandémie. »

Reçoit-on une bourse Erasmus quand on étudie depuis chez soi ?

Quiconque suit des cours en ligne ou fait un stage en télétravail à l’étranger a le statut d’étudiant Erasmus et bénéficie ainsi par exemple d’un cours de langue gratuit. Mais seuls les étudiants partant effectivement à l’étranger reçoivent une allocation mobilité pour assurer leurs frais de subsistance.

Partir à l’étranger pour y étudier en numérique, est-ce que cela en vaut la peine ?

Les universités sont largement passées à l’enseignement numérique partout en Europe. L’Allemande Hannah Potthoff fait depuis un mois des études d’histoire à l’Università Cattolica del Sacro Cuore de Milan. Elle ne se rend pratiquement jamais sur le campus car les étudiants internationaux sont exclus des rares cours en présentiel. D’ailleurs, cette étudiante de 25 ans savait qu’elle passerait un semestre très largement numérique : « En fait, c’est la même situation qu’à Berlin. Mais on se sent assez seul quand on ne connaît pas l’université et qu’on a peu de possibilités de faire la connaissance d’autres étudiants. » Elle suit ses cours avec des étudiants assis devant leur écran en France, en Angleterre ou en Chine. Étudiante en master, elle a surtout noué des contacts personnels par l’intermédiaire de l’Erasmus Student Network (ESN), ce qui lui rend les choses plus légères.

Les étudiants devraient-ils plutôt repousser leur semestre d’études à l’étranger ?

Personne ne sait quand la situation s’arrangera. Une chose est sûre : les capacités d’accueil dans les locaux des universités sont limitées en raison du coronavirus et elles le resteront encore pendant un certain temps. Les spécialistes recommandent donc d’accepter les offres de mobilité virtuelle et hybride car les étudiants n’ont que quelques créneaux pendant lesquels ils peuvent réaliser un semestre à l’étranger au cours de leurs études. 

© deutschland.de


 

Retour en haut de page