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Des innovations simples qui sauvent des vies

Une simulation avec un mannequin à l’OTH de Ratisbonne

Une simulation avec un mannequin à l’OTH de Ratisbonne, © OTH Regensburg/Hilde Wagner

04.11.2020 - Article

Le coronavirus rend inventif : avec leurs petites innovations, les universités allemandes contribuent à la lutte contre la pandémie.

La recherche a besoin de temps. Mais face à la crise sanitaire actuelle, les scientifiques des universités allemandes prouvent qu’ils sont capables de passer à la vitesse supérieure : ils développent en un temps record des innovations qui pourraient faire la différence dans la lutte contre la pandémie.

Philipps-Universität à Marbourg : « The Breathing Project  »

Le « Breathing Project » a eu besoin de deux semaines à peine pour passer de la première esquisse au produit prêt à utiliser. L’idée des 30 chercheurs et chercheuses de la Philipps-Universität à Marbourg était de produire des respirateurs à un prix abordable. Il en est sorti deux versions.  L’une mise sur des appareils, nombreux en Allemagne, pour les patients atteints d’apnée du sommeil et que l’on peut facilement adapter. Ils ne conviennent pas aux patients en état d’urgence mais peuvent aider dans une phase ultérieure, constatent les médecins. L’autre version se fonde sur les ballons de réanimation des urgentistes, de simples masques respiratoires rattachés par un tuyau à un petit ballon que l’on peut presser manuellement. Avec du matériel acheté dans un magasin de bricolage, les chercheurs ont notamment conçu un appareil qui presse mécaniquement le ballon. « On peut le fabriquer dans un garage automobile dans n’importe quel pays du monde », explique Martin Koch, professeur de physique.


TU Berlin : des composants sortis d’une imprimante 3D

La vie humaine dépend parfois d’une minuscule valve. Dans un respirateur, si cette petite pièce est usée, l’appareil entier devient inutilisable. La Commission européenne a donc demandé de l’aide à des spécialistes de la 3D. Ben Jastram et ses collègues du laboratoire 3D de l’Université technique (TU) de Berlin s’y sont intéressés. « Théoriquement, il est possible de fabriquer des pièces de rechange avec l‘impression 3D pour combler des manques. » La TU a lancé un projet en coopération avec l’Institut Fraunhofer de recherche appliquée sur les polymères et l’hôpital berlinois de la Charité ainsi que plusieurs entreprises. Les partenaires sont en contact avec plusieurs milliers de sites de production 3D, si bien que les pièces peuvent être fabriquées là où elles sont nécessaires.


OTH Ratisbonne : se protéger de la contamination

Les chercheurs reproduisent une respiration normale et la toux avec des mannequins
Les chercheurs reproduisent une respiration normale et la toux avec des mannequins© OTH Regensburg/Hilde Wagner

Des contacts inévitables : les médecins et les soignants sont particulièrement exposés au risque de contracter le virus Sars-CoV-2, notamment lors d’une assistance respiratoire ou d’une intubation. Mais où se situe précisément ce risque ? Que se passe-t-il par exemple lors du passage de la respiration avec un masque au tube ? Ou lorsque le patient tousse ? L’équipe de chercheurs de l’OTH de Ratisbonne étudie ces questions avec des techniques optiques de mesure des flux. Les chercheurs reproduisent une respiration normale et la toux à l’aide de mannequins. Avec la visualisation par fumée et différents autres procédés, ils comprennent de quelle manière l’air respiré s’échappe des masques respiratoires ou de protection et comment le virus se disperse dans l’air. L’équipe, qui coopère avec deux cliniques et le Centre allemand d’aéronautique et d’aérospatial, établit des recommandations pour les hôpitaux à partir des résultats de ses observations.

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